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PHGE (sic) DEPOSITVS///
RÉGION LIBÉRIENNE. 171
On espère que cette autre importante entrée du cimetière sera au plus tôt rendue à sa forme primitive par les soins des PP. Trappistes et de Id Commission d'archéologie sacrée. Il y a longtemps qu'on demande aussi que des fouilles soient faites dans les autres régions voisines.
Ce désir a dernièrement reçu un heureux commencement de réalisation, dans cette partie même dont nous venons de faire la visite, celle qui va vers les deux cryptes appelées « des Apôtres » et « des Évangélistes », à laquelle de Rossi donnait le nom de « région de Marc et Bilbine ».
Au mois de juin 1902, voulant photographier des peintures situées dans un endroit en ruines, non loin de la clôture dite € cancelletto », qui se trouve sous l'abbiye des PP. Trappistes, Mgr Wilpert fit enlever les décombres qui l'empêchaient de s'approcher de ces peintures, et reconnut la partie supérieure d'une crypte très décorée. D3s fouilles furent commencées sous la survaillance de la Commission d'archéologie sacrée ; après quelques semaines de travail, on découvrit une crypte grandiose ornée de colonnes et d'anciennes fresques dont nous avons p^rlé plus haut (page 129). Dans l'arcosole à gauche on aperçoit d'importantes peintures qui feraient supposer que c'était la crypte de quelque martyr : certains indices pourraient faire penser à celle des SS. Marc et Marcellien, ainsi qu'il a été dit dans les observations qui suivent la description du cimetière de Domitille.
Si cette hypothèse est confirmée par la suite des fouilles, il en faudra conclure qu'on ne doit pas, avec de Rossi, reconnaître dans cette région le cimetière de Balbine, mais qu'il faut le restreindre à l'extrémité septentrionale, vers le « Domine que vadis ». Ici il faudrait mettre le cimetière de Basilée avec les tombeaux des deux martyrs ; c'est donc dans les environs qu'il faudrait aussi chercher le mausolée du pape Damase. Ce cimetière, du reste, correspondrait également à la voie Ardéatine, qui est toute voisine, et serait encore contigu à celui de Domitille,
Un jugement définitif sur cette question topographique serait en ce moment prématuré, il est prudent de le différer
jusqu'à la fin des fouilles. Il faut souhaiter qu'on explore aussi l'extrémité septentrionale du côté du « Domine quo vadis », afin de reconnaître la position précise de la basilique des Sts-Marc-et-Balbine ; il y a nombre d'années que de Rossi me l'indiqua, à plusieurs reprises, dans les ruines de constructions antiques qui se trouvent comme à cheval entre les voies Appienne et Ardéatine, et où l'on peut, semble-t-il, reconnaître quelques traces d'une ancienne abside.
§ IV. Cryptes de Luclne.
Une galerie [41] voisine des quatre piliers mène à un escalier moderne [N'], par lequel on descend au troisième étage
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CRYPTES DE LUCINE
Remarquer dans cette galerie quelques inscriptions, dont une avec une belle figure dorante. Au pied de l'escalier, on se trouve dans un arénaire [42, - — 8 du plan spécial] ; de là on passe dans une longue galerie (43. — 7 du plan spécial] où sont disposées de très anciennes inscriptions, celles de Faustinianus, d'Urbica, d'Esperos, etc.
Cette antique partie du cimetière a été fondée, d'après de Rossi, par la matrone Lucine, qu'il identifie avec la célèbre Pomponia Graecina, dont parle Tacite (^) .L'hypothèse a été rendue vraisemblable par la découverte, dans ce même cimetière, de fragments d'une inscription que le savant archéologue recompose ainsi :
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Voici les principales inscriptions de la grande galerie du troisième étage :
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I, Cf. de Rossi, J?om. sott., t. I, p. 319; t. II, p. 282. J'ai vu cette inscription dans les premières années de mes excursions cimitériales. Elle se trouvait dans la région voisine de la crypte de Ste-Cécile. Depuis elle a été perdue ; il est très désirable qu'on puisse la retrouver.
Très remarquable, ce groupe de l'agneau sous l'ancre, symbole du Christ en croix, et de la colombe qui s'approche de lui, symbole de l'âme du défunt i,').
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Le symbole de l'ancre, que l'on voit dans ces deux inscriptions, est fort ancien. Dans celle d'Urbica, on peut reconnaître un symbole de l'âme que son espérance en la croix a conduite à la béatitude.
En remontant au second étage, on trouvé un escalier primitif [44] aboutissant à une entrée spéciale ; et près de cet escalier, à un niveau un peu plus élevé que le second étage, deux chambres [!'] dont les peintures, de style pompéien, ne
I. \'oir plus haut (p. 108) un autre sujet analogue et l'explication de J. B. de Rossi-
CRYPTES DE LUCINE
sont pas postérieures au commencement du 11^ siècle. Il y a, dans la première, la représentation du baptême de Notre-