‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 115 sur 365 · STE-MARIE-MAJEURE · texte numérisé non relu

STE-MARIE-MAJEURE

§ I. Histoire.

LA basilique de Ste-Marie-Majeure s'élève sur TEsquilin, et proprement sur la partie de cette colline appelée

< EIsquilinus Cispius>, par opposition à V <Esquilinus Oppius >, où se trouve St-Pierre-aux-Lîens. L'Esquilin était primitivement hors des murs : de là dut lui venir son nom, les habitants de la ville s'appelant < inquilini >. Une partie fut renfermée dans Tenceinte de Servius Tullius ; la ligne de cette enceinte, dont on voit encore quelques restes, allait en effet de l'endroit où est le ministère des finances à la porte Esquilîne remplacée sous TEmpire par l'arc de Gallien, près de St-Vite. Au-delà de l'enceinte s'étendait de ce côté le

< campus sub aggere Servii TuUii >, qui sous la république servit de nécropole. Horace (') fait allusion aux € puticoli > ou fosses communes dans lesquelles on enterrait les pauvres ; or, après 1870, on a retrouvé un certain nombre de ces tombeaux près de St-Eusèbe, au-dessus de sépultures certainement étrusques. Auguste fit de cette nécropole une promenade publique ; divers jardins, entre Ste-Marie-Majeure et le Latran, furent réunis à cette époque ; il y avait là en particulier le jardin de Mécène avec la tour d'où Néron contempla et chanta l'incendie de Rome. A ce même jardin appartenait r < auditorium >, ou salle de récitation, qui subsiste à l'angle des rues Merulana et Leopardi. Ce monument, en €opus reticulatum >, orné de peintures à l'intérieur, fut bâti sur l'ancienne enceinte. Il y avait encore là les < horti Lamiani, Pallantiani, Epaphroditiani, Torquatiani, Tauriani,

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