I. Cf Nuov. bu lut. t 1901, p
I 76 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
Vaticane. Elle y surmontait Tautel dédié à S. Marc par Pie II. Elle fut ensuite placée pendant quelque temps dans les cryptes de St-Pierre, puis apportée à Ste-Balbinc en 1650. Ste-Balbine dépend aujourd'hui de St-Pierre du Vatican. Elle avait autrefois comme annexe un couvent de moines grecs, dont parle Ughelli dans son Italia Sacra, et qui est devenu un hospice pour les femmes converties.
§ VI. St-Sabas.
L'origine de l'église de St-Sabas semble se rattacher à l'oratoire que Ste Sylvie, mère de S. Grégoire le Grand, avait près de son palais sur cette partie de l'Aventin. C'est ce qu'autorise à penser lé témoignage de Jean Diacre dans sa Vie de S, Grégoire (»). Peu de temps après la mort de Ste Sylvie, des moines grecs vinrent s'établir en cet endroit ; ils donnèrent à leur monastère le nom de S. Sabas, célèbre abbé de Cappadoce, mort en 531, sous Justinien. Il y avait déjà près de Jérusalem un couvent de même nom, d'oti peutêtre ils avaient émigré, la fameuse < laura nova > ; c'est sans doute en souvenir de leur première résidence qu'ils appelèrent aussi la nouvelle fondation 4[ cella nova > (^). Nous trouvons le monastère romain mentionné pour la première fois dans la vie de S. Grégoire, évéque de Girgenti, écrite au VI I« siècle par un personnage à peu près contemporain, l'abbé Léonce. Des Grecs il passa (XI I^ siècle) aux mains des religieux de Cluny ; Grégoire XIII le donna au Collège germanique.
Il y a eu certainement deux églises successives. Des fouilles récentes, habilement dirigées par les architectes Piacentîni et Cannîzzaro, ont permis de retrouver l'abside primitive, démontrant en même temps que la première église était plus petite que l'actuelle (3) et à un niveau beaucoup plus bas
1. Joan. Diac Vif a S. Gre^orii, I, 9 (P. L., t. LXXV, col. 66).