‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 163 sur 365 · LES QUATRE-SAINTS-COURONNÉS · texte numérisé non relu

LES QUATRE-SAINTS-COURONNÉS

le pavé, près de la porte, Tépitaphe d'un archidiacre de Ste-Marie-in-DomDica au X* siècle : ARCHIPBR • BENE- DICTVS • DIAC • SCJE MARIE Q A domÏca (<quae appellatur Dominica >). La signature de ce Benoît se retrouve dans les Actes d'un concile tenu sous Jean XII. L'inscription a été enlevée récemment, quand on a remplacé le pavé de l'église par une mosaïque commune.

La chaire en marbre, dans l'église, à droite en entrant, présentée par une tradition locale comme une chaire de S. Grégoire le Grand, est de style classique ; sur la base est gravé le nom d'un des fameux marbriers romains du moyen âge : MAG • lOHS (4 magister Johannes ]^). Le fait est assez curieux, mais on peut en signaler un autre analogue : on voyait encore, au siècle dernier, dans le palais Verospi sur le Corso, une statue d'Esculape portant sur son piédestal le nom ASALECTVS ; Winkelmann crut y reconnaître le nom d'un artiste grec qui se serait appelé AdaXexTo; ; il est plus vraisemblable que c'était celui de Bassallectus, le marbrier auteur du chandelier de St-Paul (') et de divers autres ouvrages. Dans les deux cas il faudrait supposer que ces marbriers du moyen-âge ont étudié les monuments antiques et parfois les ont imités ou copiés.

La dernière restauration de St-Ètienne-le-Rond date de la fin du XVI® siècle. C'est alors que sur les parois de l'édifice Pomarancio représenta d'une manière très réaliste les supplices des martyrs.

§ VI. Les quatre Saints-Couronnés (').

L'histoire des quatre Saints Couronnés est extrêmement obscure (3). M. de Rossi a proposé de distinguer trois groupes de martyrs : 1° cinq sculpteurs, martyrisés en Pannonîe sous Dioclétien, pour avoir refusé de faire une statue d'Esculape, et dont les corps furent transportés à Rome dans le

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