XXVIII INTRODUCTION
Les portes de Tenceinte d'Aurélien présentent un intérêt spécial pour l'étude des anciennes basiliques. Elles étaient au nombre de dix. i^ La < porta Flaminia >, substituée à l'ancienne i porta Ratumena >. Quelques auteurs, s'appuyant sur l'assertion de Procope ('), que cette porte était dans une position fortifiée, ont voulu la placer au-dessus de S^®-Marîedu-Peuple. Opinion inadmissible, car les fouilles de 1877 ont montré que la voie Flaminienne a toujours suivi la même direction et que la porte actuelle est aussi ancienne que les autres portes de la même enceinte. Peut-être, au temps de Procope, était-elle plus fortifiée qu'à présent. Elle reçut d'abord, comme toutes les portes d'Aurélien, le nom de la voie qui passait au-dessous ; vers le IX^ ou le X® siècle, elle prit celui de St-Valentin, à cause de la basilique bâtie au i^^ mille; et au XV«, le nom actuel, en relation avec l'église voisine de Ste-Marie-du- Peuple. A droite de cette porte, sur le Pîncîo, on remarque, compris dans l'enceinte, un vieux mur en < opus reticulatum >, des premiers siècles de l'empire; ce mur est incliné («murus fractus> de Procope, on l'appelle encore <muro torto ») ; on prétendait, au VI* siècle, qu'il était inutile de réparer cette partie de renceinte,parce que S. Pierre défendait la ville de ce côté. C'est une substruction des « Horti Domitiorum >. La colline s'appelait alors fCollis hortorum >: le nom de Pincio lui a été donné plus récemment en souvenir de la <L Gens Pincia > qui y avait une propriété. Le tombeau de Néron se trouvait, comme le rapporte Suétone (2), dans les i Horti Domitiorum > ; le monument dans lequel on prétend le reconnaître, sur la Via Cassia, est le tombeau d'un certain P. Vibius Marianus, son inscription est encore lisible. — 20 La « porta Pinciana >. Elle fut ouverte par Bélîsaire, qui demeurait près de la villa Medici, et porta d'abord son nom. De là sortait la Via Pinciana, qui ne tardait pas à rejoindre la Via Salaria. — 3° La « porta Salaria >. Elle a gardé ses tours jusqu'en 1870. Il y a de chaque côté deux tombeaux. Celui de droite appartenait à un jeune homme