ETA PE
A gauche, deux fragments se rapportant à Sirice et peutêtre à un autre pape :
jS lalvo ISIRVicio Episcopo(ECCL|e$iae sanctae /////// (G A\|PRA|e|SBITER]
ijocvjo
tam (?)
OL1 cae Ecclesiae episcopo
L'inscription de Sirice a été reconstituée d'après une autre inscription semblable trouvée à Ste-Pudentienne. Du même côté on a placé des fac-similé de Tépistyle et des colonnes de Jean II, ces dernières ayant été employées dans un tombeau de cardinal visible dans la chapelle du T. St-Sacrement L'épistyle porte l'inscription suivante : altare TIBI DS (Deus) SALVO HORMISDA PAPA MERCVRIVS PB (presbyter) CVM SOCIIS OF(fert) ; et les chapiteaux des colonnes : « serbus DNI + MERCVRIVS PB SCE ECclesiae catholîcae offert >. Il y a à côté un fragment de statue du bon Pasteur, trouvé dans la maison romaine ; le P. Mullooly a cru y re* connaître le type de S. Pierre, mais c'est une hypothèse discutable, le bon Pasteur étant quelquefois représenté avec la barbe sur les sarcophages. En face, enfin, une petite statue païenne, le dieu Mithra sortant d'une pierre, € deus ex petra>* On arrive ensuite dans le € narthex >. Voilà d'abord, à droite, au pied de l'escalier, l'inscription sépulcrale du XI® siècle dont il a été question :
i* SVBTVS HAC TERRA • NRA SEPVLTA SVNT MEBRA NEPTIS CVM AVA DVLHCI ZANEPE VOCATA PETRVS ET DARIA BIOLA SYMVLQ MARIVLA CVM HIS QVIB • ADIVNCTIS ALIIS TRIB KAL • MAD • OB • DVLHC • TE? • GREG • VI . PP IND HlIX ANI ////// OB MARIA • IND • IIIX M • SEBT XVIII •
(Ann. 1044 et 1059.)
Ensuite nous commençons à voir des peintures. D'une manière générale, elles ont été exécutées entre le IX^ et le XI^ siècle, sur des murs élevés entre les colonnes, sans doute vers cette époque, pour soutenir le toit. Sur le mur de gauche on a représenté S. Clément, les deux archanges Michel et Gabriel, S. André (avec leurs noms), et deux autres personnages que l'analogie des autres tableaux permet d'identifier avec les SS. Cyrille et Méthode. A la paroi de droite, un épisode de l'histoire légendaire de S. Clément : on voit la mer, une chapelle, l'autel du tombeau de S. Clément, et les détails d'un miracle. S. Clément avait été enterré dans une petite Ile de la mer Noire, et on disait que chaque année, au jour de la fête du martyr, la mer se retirait pour laisser passer les pèlerins ; un enfant (pver) étant une fois demeuré dans la chapelle, fut étouffé sous les eaux ; mais sa mère (mvlier vidva) obtint par l'intercession du Saint que la vie lui fût rendue, et ensuite elle le retrouva bien portant: (inte) ger ECCE iacet • REPETIT Qvi PREVIA MATER. Les donateurs de cette fresque se sont fait représenter au-dessous, vénérant le buste de S. Clément : + IN NOMINE dnT EGO BENO DE
RAPIZA P AMORE BEATI CLEMENTIS ET REDEMPTIONE ANIMAE PINGERE F(eci) — ME PRECE QVAERENTES ESTOTE NOCIVA CAVENTES.
Toujours dans le narthex, mais de l'autre côté de la. porte, nous avons une autre scène encore plus importante. C'est la translation d'un corps saint. Le défunt, un évêque, — car il a le pallium et le nimbe rond, — est porté sur une civière qu'une femme touche de la main; des diacres et des acolythes
l'entourent, suivis du pape entre deux personnages; à droite du tableau, le ménne pape dit la messe dans une chapelle;