ce Adinolfi, Laterano e via Magf^ore, Roma
4. De nummo argenieo BenedicH III P, A/, dissertafio, Rome, 1749.
avec Lothaire qui mourut ea 855,1a même année que Léon IV. Cette histoire de la papesse Jeanne est racontée pour la première fois au XII P siècle par Martin de Pologne; les historiens sérieux, même protestants, comme Gregorovius, la rejettent aujourd'hui. Peut-être serait-il permis d'y voir un souvenir du caractère faible du pape Jean XI (931-936).
§11. Ste- Félicité.
Près de St>Clément nous voyons les ruines de la maison dorée de Néron, des Thermes de Titus et de ceux de Trajan.
La € domus transitoria » de Néron brûla en 64 dans Tincendie de Rome. Aussitôt après il se construisit un palais splendide, qui fut continué par Othon. Suétone (<) nous en a laissé la description ; ce palais était si orné de peintures que Pline (2), parlant d'un artiste nommé Fabulius, nous dit : € Carcer ejus artis domus aurea fuit >. Néron fit arriver jusqu'à sa maison 1' € aqua claudia > du temple de Claude; elle venait se jeter dans les € stagna Neronis >, où devait plus tard s'élever le Colisée (3). Le réservoir des < sette sale », entre St-Pierre-aux-Liens et St- Martin, était affecté au service des thermes.
Les Thermes de Titus remplacèrent ce palais. Titus les construisit à la hâte, < vclocia munera thermas >, comme les appelle Martial C^). Le portique découvert en 1895 près du Colisée en formait l'entrée ; de là un escalier conduisait à une maison privée de l'empereur. C'est dans cette maison qu'était, au témoinage de Pline (^), le fameux groupe du Laocoon. M. Lanciani, à l'aide d'un dessin de Palladio, a démontré que ces thermes étaient beaucoup moins étendus qu'on ne le disait anciennement, et que la plus grande partie des ruines identifiées avec eux appartenaient aux thermes de Trajan.