In vit. Symmachi, éd. Duchesne, I, p
ST- PIERRE AUX- LIENS
dignissimus > ; nous trouvons le même vocable dans l'inscription du prêtre Sévère Cs32) encore fixée à la paroi de
la nef gauche de l'église. On devrait encore, suivant Monsacrati, attribuer à un prêtre de la même église une inscription qu'il avait vue à St-Laurent-hors-les-Murs :
LOCVS - SEBASTIANI ■ PB g' A VIN/culis B. Fetr
IN ■ QVO ■ REQVIESCIT • FILIA ■ SS ■ NOMIN^
QVAE- VIXIT- ANN- XIIl ■ DEP - III- KAL- NOVH
En 544. le diacre Arator lut < in ecclesia S. Pétri quae vocatur ad Vincula » son poème sur les Actes des Apôtres ('), Le catalogue des églises de Rome (VII* siècle) mentionne la < basilica que appellatur vincula Fetri ubi habetur catena qua Petrus ligatus est. > Le souvenir des chaînes de S. Pierre en cet endroit est fort ancien ; seulement il y a lieu de distinguer une triple tradition : celle qui se rapporte à une relique de la chaîne romaine de S. Pierre, et dont il y a des traces dès le V^ siècle ; celle qui concerne la chaîne de Jérusalem apportée à Rome par Eudoxie, celle-ci n'est pas antérieure au VII I^ siècle; et la tradition de la réunion de ces deux chai-
nés, que nous trouvons seulement dans le moyen-âge avancé. Le nom d^Eudoxie n'apparaît dans le Liber pontificalis qu'au VIII« siècle, dans la vie d'Hadrien V^ (772-79$)' ^ Titulum Apostolorum quae appelatur Eudoxiae ad vincala, totam ejus noviter restauravit ecclesiam >, et plus loin : i In titulo Eudoxiae videlicet B. Pétri apostoli ad vincula. > Une des inscriptions anciennes copiées dans cette église au XV^ siècle parlait aussi d'Euxodie (i) :
Theodosius pater eudocia cum coniuge votum Qumque suo supplex eudoxia nomine solvit.
Cette inscription et deux autres devaient se trouver dans l'abside, où était également, au témoinage de Nicolas Signerili (3), la relique des chaînes :
In medio regum coelestem respice regem Nec desunt tua signa fides antistite xysto.
La peinture ou la mosaïque de l'abside représentait évidemment Notre-Seigneur au milieu des membres de la famille impériale, et Sixte III portant le < signum fidei>, la croix. Pierre Sabin rapporte que l'inscription suivante était en caractères très anciens € vetustissimis litteris > :
Inlaesas olim servant haec tecta catenas Vincla sacrata pétri ferrum pretiosius auro.
Au VI® siècle, la basilique dut souflfrir de l'invasion de Totila, et le pape Pelage fut obligé d'y faire des réparations, comme à St-Laurent. Elles étaient rappelées dans une autre inscription (3) :
His solidata fides his est tibi roma catenis Perpetuata salus harum circumdata nexu Libéra semper eris quid enim non vincula praestent Quae tetigit qui cuncta potest absolvere cuius Haec invicta manu vel relîgiosa triumpho Moenia non uUo penitus quatientur ab boste Claudit iter bellis qui portam pandit in astris.