Ibid
Église et hôpiul furent desservis jusqu'au XV11« siècle par des moines Antonins de Vienne en France, les mêmes qui
possédaient le terrain où se trouve le cimetière de Ste-Féll> cité. Ils détruisirent plusieurs mosaïques pour réduire le
marbre en poussière dont ils se servaient comme d'un remède (!). L'hôpital fut ensuite donné à Ste-Marie-Majeore. L'église de St- Antoine fut rebâtie au XV* et au XVIP siècle. Vers la même époque commença l'usage d'y bénir les animaux le 17 janvier. Elle est maintenant fermée.
A cette église se rattache la colonne élevée par l'abbé Anisson en souvenir de l'abjuration de Henri IV.Elle était autre* fois devant l'entrée de St- Antoine ; depuis 1875 elle est près de Ste-Marie-Majeure, dans la petite cour de la sacristie (^).
§ VII. St-Eusèbe.
En allant de St- Antoine à St-Eusèbe, on laisse à droite l'arc de Gallien, près de St-Vite, puis on traverse le < Forum esquilinum >. Au temps d'Horace, cette place était occupée par des jardins :
Nunc licet Exquiliis habitare salubribus...(^).
Mais auparavant il y avait eu là une nécropole, où étaient creusés les < puticoli > pour les pauvres :
Hoc miserae plebi stabat commune sepulcrum (3).
Dansles fouilles de i870,on y a retrouvé plusieurs tombeaux anciens qui ont été transportés au musée du Capitole ; l'un d'eux porte l'inscription archaïque : EGO C • ANTO- NIOS. Il y eut même primitivement des tombeaux étrusques, dont l'un a été découvert sous la rue Napoléon IH, puis détruit. Tout l'espace qui s'étend de là à l'enceinte d'Aurélien fut ensuite transformé en villas par les empereurs, depuis Auguste jusqu'à Gallien. Des jardins de Gallien il ne reste que les belles ruines appelées à tort Temple de < Minerva Medica > ; de ceux de Mécène, que le petit monument de la Via Merulana, qui devait être un € auditorium > ou salle de déclamation. Quant aux ruines de la place Victor- Emmanuel, longtemps nommées <L monumenta mariana > ou trophées de Marins, à cause des trophées d'armes qui les
1. Cf. Tomaseiti, La colonuadi Enrico IVin Roma, 1882; — J. de Laurière, La colonne dite de Henri IVà Rome, Tours, 1883.