‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 238 sur 365 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Église et hôpiul furent desservis jusqu'au XV11« siècle par des moines Antonins de Vienne en France, les mêmes qui

possédaient le terrain où se trouve le cimetière de Ste-Féll> cité. Ils détruisirent plusieurs mosaïques pour réduire le

marbre en poussière dont ils se servaient comme d'un remède (!). L'hôpital fut ensuite donné à Ste-Marie-Majeore. L'église de St- Antoine fut rebâtie au XV* et au XVIP siècle. Vers la même époque commença l'usage d'y bénir les animaux le 17 janvier. Elle est maintenant fermée.

A cette église se rattache la colonne élevée par l'abbé Anisson en souvenir de l'abjuration de Henri IV.Elle était autre* fois devant l'entrée de St- Antoine ; depuis 1875 elle est près de Ste-Marie-Majeure, dans la petite cour de la sacristie (^).

§ VII. St-Eusèbe.

En allant de St- Antoine à St-Eusèbe, on laisse à droite l'arc de Gallien, près de St-Vite, puis on traverse le < Forum esquilinum >. Au temps d'Horace, cette place était occupée par des jardins :

Nunc licet Exquiliis habitare salubribus...(^).

Mais auparavant il y avait eu là une nécropole, où étaient creusés les < puticoli > pour les pauvres :

Hoc miserae plebi stabat commune sepulcrum (3).

Dansles fouilles de i870,on y a retrouvé plusieurs tombeaux anciens qui ont été transportés au musée du Capitole ; l'un d'eux porte l'inscription archaïque : EGO C • ANTO- NIOS. Il y eut même primitivement des tombeaux étrusques, dont l'un a été découvert sous la rue Napoléon IH, puis détruit. Tout l'espace qui s'étend de là à l'enceinte d'Aurélien fut ensuite transformé en villas par les empereurs, depuis Auguste jusqu'à Gallien. Des jardins de Gallien il ne reste que les belles ruines appelées à tort Temple de < Minerva Medica > ; de ceux de Mécène, que le petit monument de la Via Merulana, qui devait être un € auditorium > ou salle de déclamation. Quant aux ruines de la place Victor- Emmanuel, longtemps nommées <L monumenta mariana > ou trophées de Marins, à cause des trophées d'armes qui les

1. Cf. Tomaseiti, La colonuadi Enrico IVin Roma, 1882; — J. de Laurière, La colonne dite de Henri IVà Rome, Tours, 1883.

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