‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 329 sur 365 · Mommsen, IV · texte numérisé non relu

Mommsen, IV

Un point célèbre de ce quartier était le lieu nommé « mica aurea > (sable d'or). L'Itinéraire d'Einsiedeln le place sur une ligne tirée de la porte St- Pancrace à la porte Prénestine: € A porta Aurélia ad portam praenestinam, Molinae. Mica aurea. Scae Mariae. Sci Chrysogonî. Scae Caeciltae > ('). Plus tard ce vocable fut joint au nom des églises de Sts-Côme-et- Damien et St-Jean délia Malva.

L'église de S. Cosimato ne remonte qu'au X* siècle. Nous la voyons mentionnée comme fort ancienne dans la Chronique de sœur Ursule Formicini, très importante pour l'histoire du sac de Rome (^) ; dans un manuscrit de Galletti, qui cite des papiers du X^ siècle extraits des archives de l'église: < SS. Cosmae et Damiani quod vocatur Mica aurea > (3) ; dans d'autres documents publiés par Marini et se rapportant aux années 945, 949, 969 (4) ; dans la Descriptio sanciuarii Lateranensis eccUsiaei^) composé par un anonyme vers 1073 : K Intra urbem Ravennatium, scilicet trans Tyberim est abbatia SS. Cosmaô et Damiani in vico aureo>, désignation fautive que nous avons aussi dans Pietro Mallio (XII<^ siècle) (6); dans la Graphia urbis Romae du XI 11^ siècle: € Palatium Domitiani in transtyberim ad micam auream > (7). Ici encore il y a une erreur, car ce palais, la € coenatio > de Domitien, dont parlent les catalogues régionnaires, était en réalité sur le Coelius. Enfin le manuscrit de Turin (^) nomme < SJoannes in mica aurea > (d'où serait venu,suivant quelques-uns, l'appellation moderne : délia Malva). Le sable de cette région devait lui donner un éclat particulier. C'est pour la même raison peut-être, ou à cause du voisinage de de la Porta Aurélia, que le Janicule s'appela %, mons aureus >.

Quand on a franchi le pittoresque portique du XI I^ siècle.

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