‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 51 sur 365 · I. yUa s. Gnptrii, l. IV, c. 84 (/>. t., l. LXXV, col · texte numérisé non relu

I. yUa s. Gnptrii, l. IV, c. 84 (/>. t., l. LXXV, col

cieDDes que nous connaissons proviennent aussi de plutées.' Au VI* et au VII' siècle, ils sont ornés de croix, de monogrammes, etc. : les plûtes de St-Clément, par exemple,

portent le monogramme de Jean II. Au VIIl' et au IX^ siècle, la décoration est formée d'entrelacs parfois très compliqués, comme on peut le voir sur l'ambon de Nepi, contemporain de Grégoire IV.

III. Plus tard nous rencontrons un travail nouveau, mélange de sculpture et de mosaïque, propre à une école de < marmorarii romani > dont les œuvres se retrouvent en beaucoup de basiliques. Le nom d' < opus alexandrinum }, sons lequel on l'a parfois désigné, serait mal choisi. Lampride, en effet (■), nous apprend que 1' < opus alexandrinum > était formé des marbres <porphyreticum > et < lacaedemonium > : ce n'est pas du tout ce que l'on trouve dans les ouvrages dont il est ici question. — On a aussi appelé ce

genre de travail < opère cosmatesco > (<). La vérité est que les Cosmates n'en ont pas été les inventeurs ; d'autres familles d'artistes l'avaient pratiqué avant eux. Le vrai nom nous est fourni par une inscription du cloître de Sassovivo près Folîgno (*), qui dît qu'il a été décoré f romano opère et maestria >. De même dans une inscription de Civita-Castellana les artistes sont appelés f magistri doctissimi romani >. Les œuvres de ces artistes romains se rencontrent à Rome, à Venise, à Ravenne, dans l'Italie méridionale, en Sicile, et jusqu'en Angleterre (3). On y sent parfois l'influence byzantine : ce qui ne doit pas surprendre, puisque la chronique de Léon d'Ostie nous apprend que Didier, abbé du Mont- Cassin, fit venir des artistes de Constantinople pour décorer son église.

En étudiant les mosaïques de l'église de Ste-Marie in Castello, à Corneto, M. de Rossi a pu reconstituer la généalogie d'une première famille de marbriers qui florissait du Xlle siècle au XI Ile (4):

Petrus et Nicolaus Ranucii romanus (1143) Joannes (fils de Nicolas) et Guîtton (1168) Joannes Guittonis (filius) civis Romanus (1209).

Un second groupe est formé par la famille du marbrier Paul qui décora le <L ciborium > de St-Laurent-hors-les-Murs^ par ordre de l'abbé Hugues (i 148), avec ses fîls Jean, Pierre, Ange et Sasso. Les mêmes travaillèrent au tabernacle de St-Marc, ainsi que l'atteste l'inscription copiée par de Winghe(5) et par un manuscrit de la bibliothèque Chigi (^) :

IN N. D. MAGISTER GÎL (bertus). PBR. CARD. S. MARC! IVSSIT HOC FIERI PRO REDEMPTIONE ANIME SVE ANN DNI M. C. L. IIII. ÏND. II FACTVM EST PER MANVS lOHlS PETRI

r. Cf. Boito, L architettura cosmatesca, Milano, 1860.

2. Cf. Faloci-Pulignani, Del chiostro di Sassovivo, Foligno, 1879.

3. Cf. de Rossi, BulUttino, rÔTS, p. 110 sq. ; — 1888-89, p. 156 sq. ; — 1891,

p. 73 sq.

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