S. Justin. ApoL I, 66 \P, G., t. VI, col
4- Cf. Marucchi, Itinéraire des Catacombes^ p. 163, 276, etc. ; — de Rossi, Rom, ^', t. III, p. 488. Les orantes qu'on y a souvent figurées indiquent que la prière K faisait généralement debout et les bras étendus.
la consécration et le repas (<). Les formules mêmes alors en usage ne nous ont pas été conservées (^), S. Justin nous assure seulement que les paroles de l'action de grâces étaient celles mêmes de Notre- Seigneur instituant l'Eucharistie: < lUam in qua per precem ipsius verba continentem gratiae actae sunt alimoniam... > (3). Il est certain qu'on récitait aussi Toraison dominicale, la prière enseignée aux apôtres par le Sauveur lui-même ("*). A l'origine, un repas ordinaire ou agape précédait la réunion (^) : il fut de bonne heure supprimé. En dehors du dimanche, il y avait quelquefois d'autres réunions analogues, par exemple aux anniversaires des défunts, aux fêtes des martyrs (^). Mais ces réunions ayant, au temps des persécutions, un caractère plutôt privé, il n'y a pas Heu d'y insister ici.
Il en est de même de tout le rituel des funérailles. Les circonstances ne permettaient pas de leur donner une solennité en rapport avec le respect que Ton avait pour les cadavres des chrétiens. Ce n'est qu'accidentellement qu'on put le faire, par exemple, pour S. Cyprien, ainsi que le rapportent les Actes de son martyre (7). Aussi ne connaissons-nous pas les prières en usage dans ces occasions. Toutefois on est fondé à penser qu'elles ont laissé plus d'une trace dans les invocations jointes souvent aux inscriptions sépulcrales et dans les prières de notre messe des morts (^).
Nous sommes encore moins renseignés sur les rites primitifs de l'ordination, de la consécration des vierges, de la péni-