‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 4)Chapitre 59 sur 365 · P. L , i.\l\, col · texte numérisé non relu

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8. Cf. Éiétnenis, t I, p. 195-196, 264 ; — Cabrol, Op, cit., p. 457 sq.

tence,de rextrême*qnction et du mariage, quoique nous ayons, soit dans les monuments des catacombes, soit dans les écrits des Pères des premiers siècles, des allusions à ces sacrements et aux états de vîe correspondants (').

Telle fut, dans ses grandes lignes, la liturgie des catacombes, et sans doute aussi des titres, pendant Tère des persécutions.

La littérature du sujet est plus riche à partir du I V siècle. Jouissant de la pleine liberté, TÉglise peut donner à ses cérémonies tout le développement qu'elle juge convenable. Les auteurs ecclésiastiques trouvent souvent occasion de les décrire, et en le faisant n'ont plus à craindre de dévoiler un secret ou de provoquer des mesures persécutrices. D'autre part, la communauté chrétienne éprouve le besoin de se former des recueils de prières pour l'usage public: sacramentaires, évangélîaires, lectionnaires, antiphonaires, que cornplètent les célèbres Ordines romani. Les copies que nous en avons ne remontent guère au delà du VII« ou du VIII« siècle ; mais il est certain que les recueils eux-mêmes et la plupart des prières qu'ils renferment sont d'une date bien antérieure. On appelle proprement Sacramentaires les livres contenant les prières que récitait l'officiant à la messe et dans l'administration des sacrements; — Évangiliaires t!t Lection- ^res^ ceux dans lesquels étaient réunis les passages de ixvangile et de l'ancien Testament qui se lisaient aux offices;— Antiphonaires^ les recueils de pièces de chant destinées iétre exécutées par le chœur ; — Ordines^ les rituels indi- <|Qant Tordre des différentes cérémonies. Enfin les artistes "^présentent souvent dans les peintures, mosaïques et miniatures, les ministres sacrés revêtus de leurs ornements et exerçant leurs fonctions.

De ces divers documents, patristiques, liturgiques et artistiques, on peut tirer un assez grand nombre de renseignements sur la manière dont un édifice était dédié au culte, sur

ï- Voir spédalement sur le mariage S. Ignace, Ep, ad Polycarp., V {P. G., t. V, «Ltxj);— Tertullien, Ad uxor,, II, 9 {P, £.. L I, col. 1302). Cf. Marucchi, // ^^rimonio criitiano sopra un antieo monumtnto inediio, Roma, 1882.

les principaux rites qui s'y accomplissaient, nnesse et sacrements, sur les fêtes qui s*y célébraient, sur l'office divin, sur les vêtements sacrés. Il n'y a peut-être pas eu un seul moment où tous les traits de l'exposé que je vais faire aient été vrais simultanément, car les documents sont loin de correspondre au même siècle ; mais tous se sont vérifiés, soit ensemble, soit séparément, pendant la période qui s'étend de la fondation des basiliques à la Renaissance : à ce titre il est permis de les grouper dans un même chapitre.

§ I. Dédicace des églises.

Il ne semble pas qu'à l'origine la consécration d'un édifice au culte chrétien ait comporté des rites particuliers* Selon le Liber pontificalis^ dont l'autorité, à vrai dire, n'est pas indiscutable pour les premiers siècles, le pape Évariste, au 1 1^ siècle, prescrivit que la prise de possession se fît par la célébration de la liturgie eucharistique (i). Mais c'est principalement à cet usage qu'étaient destinées les églises ; il n'avait donc rien qui marquât d'un cachet spécial leur dédicace. Même au IV* siècle on ne voit pas qu'il y eût d'autres cérémonies. Le concours de peuple était plus grand ; quelque personnage prononçait un discours, comme le fit Eusèbe à l'inauguration de la basilique de Tyr («) : c'était tout. Ainsi durent être dédiées, à Rome, les basiliques constantiniennes.

Au VII I« siècle, le sacramentaire d'Hadrien nous offre un cérémonial plus compliqué, dont le cérémonial actuel n'est que le développement. L'analogie établie par S. Paul (3) entre le temple matériel et le temple spirituel que sont nos âmes explique les ressemblances qu'il est facile de trouver entre les rites du baptême et ceux de la dédicace des églises. Des deux côtés, il y a d'abord purification du temple par les exorcismes et les aspersions, puis consécration proprement dite. Voici la description que donne le Sacramentaire.

Avant de pénétrer dans la nouvelle église, l'évêque en

I. < Decrevit omnes basilicas cum missa seroper debere consecrari. > Lib, ponU a. HM, eccL, 1. X, c. 4 (/*. C, t. XX, col. 849 sq.). 3. l Cor., III, 16-17; II Cor,, vi, 16.

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