ANN XLVIII M VI D
(An. 409).
Far une longue galerie [R] on passe de là à une autre région. Elle renferme plusieurs chapelles [Q, P, O]. dont Tune [P] dut avoir une importance spéciale et renfermer le tombeau de quelque martyr, si l'on en juge par sa riche décoration en marbre et mosaïque, et par son élégante table pour les huiles revêtue de marbre.
Derrière l'escalier d'Hadrien 1^^ nous rencontrons la crypte qui fut considérée précédemment comme la crypte historique [M]. Celle-là aussi a été en vénération. La voûte est décorée de peintures byzantines représentant, au milieu, le Sauveur tenant le livre des Évangiles et assis entre S. Pierre et S. Paul ; au-dessous, l'agneau sur la colline d'où s'échappent les quatre fleuves symboliques ; de chaque côté, les martyrs déposés dans le cimetière, avec leurs noms : GORGONivs petrvs marcellinvs TIBVRTIVS. La niche destinée à recevoir une chaire semble indiquer qu'on a tenu là des réunions liturgiques. Il n'est pas impossible qu'on y ait vénéré S. Gorgon, le seul des quatre martyrs représentés ici à qui elle puisse avoir appartenu. Ces peintures sont du V*^ ou du VI^ siècle.
Il y a dans le voisinage d'autres chapelles dont l'une [L] renferme un 1: graffito > avec le nom de SIRICIVS.
Une galerie [H] située sous l'escalier d'Hadrien conduit au second étage. La paroi de gauche est peinte, mais la décoration a été assez dégradée. On peut cependant y distinguer le bon Pasteur et la T. Sle Vierge, Il y faut aussi noter l'image de Job sur son fumier ; devant lui sa femme lui approche un pain au bout d'un bâton. C'est la seule représentation de ce genre que l'on connaisse ; les quelques autres qui existent sont sculptées, celle par exemple du sarcophage de Junîus Bassus dans les cryptes vaticanes ('), On trouve dans les galeries inférieures un certain nombre d'inscriptions ; la suivante est tracée sur la chaux d'un arcosole :
I. Supr. , p. 35. — Cf. Wilpert, Aj^reschi inediti del cimitero ad duas lauros, dans \t NuovobuiUttino, 1898, p. ii8-i2x.
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pénétrons plus avant dans le cimetière, au delà de 5/ iious^ ^^^ ^^^ ^^^^ aurons à noter ce « graffito » tracé ;, ^'^^^.^itcur devant l'entrée d'une chapelle :
CRISTE IN MENTE HABEAS MAR CELLINV PECCATORE ET lOBl NV SEMPER VIVATIS IN DEO et dans une des galeries qui y mènent, l'inscription :
OLYMPI LECTORIS DE D EVSEBI LOCVS EST
Ce «graffito » sépulcral, découvert par M. Armellini, rappelle un lecteur du titre de St-Eusèbe, « de dominico Eusebi > ; de ce titre en effet dépendait, ainsi que nous Tavons déjà dit, le cimetière de la voie Labicane.
A une assez petite distance de l'entrée moderne, la Commission d'archéologie sacrée a retrouvé dernièrement (1901) ([i] du plan III) un escalier grandiose dont l'importance est attestée non seulement par ses dimensions, mais par les € graffiti > tracés au bas sur les parois voisines, et par une inscription qui,dans une chapelle, parle d'une défunte enterrée <C auprès des martyrs > :
///EVGnXIE llldepositae ad MARTYRES marîius qui hdhuit eam IN DISIOErio lljvixi T ANN/;7
An delà de cette chambre on rencontre encore d'autres « graffiti », dont plusieurs répètent la formule IN MENTE HABEAS, et parmi lesquels on lit le nom d'un martyr local TIBVRTIVM. Un autre, récemment découvert, se rapporte à un fossoyeur et présente cette curieuse formule : VICTORINE FOSOR PERDVCAT TE VSOR TVA.
Un autre groupe important existe du côté de la sacristie de l'église paroissiale. On peut s'y rendre, soit par l'escalier qui descend près de cette sacristie, soit par un autre, voisin des galeries qui conduisent de la crypte des Sts-Pierre-et- Marcellin à l'entrée actuelle de la catacombe. En haut de ce dernier escalier, on remarque, à l'angle de la galerie, des «graffiti > de pèlerins: