‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 5)Chapitre 288 sur 361 · I. Cf. Marchi, A/onumenti, etc., p · texte numérisé non relu

I. Cf. Marchi, A/onumenti, etc., p

maintenant dans l'église de la Propagande. Le corps de S. Prote avait été déposé dans un autre < loculus > de la même chapelle ; on lit encore sur un débris d'architrave re*

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ESCALIER DES piLERINS ET CRYFIE HISTORIQUE DES SS. PROTE ET HYACINTHE.

cueilli en cet endroit et conservé à la Propagande les mots SEPVLCRVM PROTI M(artyrîs). Des « graffiti > furent tracés sur les parois par les pèlerins; le P. Marchi y a lu le

suivant, qui n'est plus visible: AGATIO SVBD PECCATORI MISERERE DS(Deus). Le pape Léon IV, au IX» siècle, avait donc dû enlever seulement le corps de S. Prote, et laisser celui de S. Hyacinthe, dont le tombeau était sans doute caché par les décombres.

Après 1845, <>n suspendit les fouilles que la nature friable du tuf rendait dangereuses. Elles ont été reprises en 1894. On retrouva alors la crypte et les escaliers construits par S. Damase ou après lui afin de mettre le tombeau des martyrs en communication avec Textérieur ; ils sont très rapprochés, et par conséquent ce lieu fut très fréquenté après la paix de rÉglise. Dans Tun de ces escaliers, celui qui part de l'entrée dégagée en 1894, on peut voir un arcosole orné d'une précieuse mosaïque représentant Daniel dans la fosse aux lions et la résurrection de Lazare ; dans Tautre, il y a une peinture du Sauveur entre deux saints dont Tun est appelé, comme dans la mosaïque de Ravenne, iaqvintvs.

Ce dernier escalier avait été fait par le prêtre Théodore à l'époque de S. Damase; son inscription commémorative était de forme damasienne ; on peut en voir une partie au fond de la petite chapelle vis-à-vis du grand escalier :

Aspice discensum c^rNES MIRAtiLE FACT«m Ç Sanciorum monumenla viDES paiE¥KCta scpuLCURlS Martyris hic Proti tumulVS lACET ADQVE YACHINTI Quae cum iamdudum tegEKET MONS TERRA CALIGO Hoc Theodorus opus constRYCXlT PRESBYTER INSTANS Ut Domini pkbem opéra MAIORA TENERENT Ç

C'est la seule inscription connue de caractère damasien qui présente la croix monogrammatique. Elle rappelle que le tombeau des martyrs fut pendant un certain temps caché sous les ruines.

On remarque aussi au même endroit une stèle avec la figure du bon Pasteur ; ce genre de monument est très rare.

Enfin une autre inscription conservée dans la chapelle

vis-à-vis de la crypte de S. Hyacinthe complète Thistoire de ces travaux :

FELIX DIGNA IVLIT PARVM MVNERA CRISTI

ET SVO CONTVS HABVIT PER SAECOLA NOMEN

LAETIFICVM RENOVANS PRIGINE TEMPVS

INFANDA Q.VGIENS ISTIVS IVRCIA SAECLI

CERTVM EST IN REGNIERQYEAMOENA VIRECTA

ISTVM CVM ELECTIS ERIT HABITVM PRAEMIA D///

SEMPER ET ADSIDVAE BENEDICI PROMVNER///

QVI VIXIT ANN LXIIII • M • VIII . D . XXIII DEPVI IDVS///

FL . STILICONE CONS

(An. 400. € Flavio Stilicone consule >.)

L'orthographe est très défectueuse, il faut lire :

Félix digna tulit parum (senex) munera Christ! Et suo contentus habuit per saecula nomen Laetificum renovans prima ab origine tempus Infandaque fugiens istius jurgîa saecli Certum est in regno coelesti perque amoena vireta Istum cum electis erit habitum praemia digna Semper et assidue benedici pro munere Christi, etc.

Ce personnage, qui vécut à l'époque de Damase, avait pu Taider dans ses travaux (<).

Un certain nombre d'inscriptions recueillies dans ces fouilles par le P. Marchiont été déposées au musée Kircher; plusieurs sont dogmatiques. En voici quelques-unes qui parlent du < saint esprit de Dieu >, du rafraîchissement de l'âme, de la prière pour les défunts, par conséquent de la communion des Saints :

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