‹ Éléments d'archéologie chrétienne (volume 5)Chapitre 297 sur 361 · PARCE · texte numérisé non relu

PARCE

Le mot PARCE devait commencer une formule déprécatoire, comme : € Parce Deus animae, etc. >, dont on trouve peu d'exemples dans les catacombes.

Le second étage, au-dessus de celui que nous venons de décrire, fut vraisemblablement le cimetière public souterrain

de St-Valentin ; il est plus vaste et présente la forme ordinaire des catacombes romaines. II a son entrée au-dessus de la crypte historique ; on y voit deux galeries, longues de trente mètres environ, qui se coupent à angle droit et sur lesquelles s'amorcent trois autres galeries comblées. Un escalier creusé dans le tuf les met en relation avec un troisième étage qui se compose de huit galeries, dont quatre déblayées et quatre encore fermées. A ces deux étages il y a des < loculi >, mais aucune peinture ni inscription ; la seule marque de christianisme est un monogramme du Christ profondément gravé près de l'ouverture d'un ^ loculus >.

§ II. Le Cimetière à la surface du sol.

Quand la paix eut été accordée à l'Église, un cimetière à la surface du sol se développa près de l'hypogée de St-Valentin. Il y a longtemps que Settele en constata l'existence ('), C'était le plus étendu des cimetières de ce genre. Creusé entre les monts Parioli et la voie Flaminienne, il renfermait des tombes ouvertes dans le sol et maçonnées, f formae >, des sarcophages en terre cuite et en marbre. La collection épîgraphîque que l'on y a recueillie est, pour les inscriptions consulaires, la plus importante après celle du Latran ; elle fournit un très grand nombre de dates, de l'an 318 à l'an 523, c'est-à-dire presque jusqu'à l'abolition de la dignité consulaire. Pour ce motif, j'en donnerai une description assez détaillée. La collection se trouve réunie dans la galerie qui fait suite à la crypte historique.

liJOD MORIBVS Q.V/// ///DVS HORTVS ET PAT/// ///ERIS CONCESSIT AB OR/// //T FATIS NEC FERROCIA/// ///SSIT GENESI NEC CORPV/// maritXS FECIT QVE EVIT MEnim LiciniO • V . ET . CRISPO CAES CONS (An. 518).

I. Atii délia pontif. accadem. di archeol., ser. i», an. II, p. 64 sq.

En tenant compte du caractère métrique de l'inscription, je crois pouvoir la restituer ainsi :

candida quOX> MORIBVS QVOD vuUu fiortDVS HORTVS ET PATr^w adsocians mfjERIS CONCESSIT AB OR/x iam expers jiT FATIS NEC FERROCIA vtxet sccundae /^SSIT GENESI NEC CORPVj abuse

J'entendrais ^ genesi > dans le sens de la seconde naissance, c'est-à-dire de la résurrection finale ; nous aurions alors le vœu, exprimé par un mari, que le corps de sa femme reste dans son tombeau jusqu'au dernier jour ; l'inscription présenterait donc un caractère dogmatique. De Rossi préfère voir dans < Genesis > le nom de la défunte et lire de cette manière :

Et patrem adsocians superis concessit ab oris Jam expers sit fatis nec ferro clam violetur Extraneum possit Genesi nec corpus adjungi.

Enfin Visconti regarde < Genesis > comme synonyme de maison, race, et propose la lecture suivante :

Integra quod moribus quam saeptus floridus hortus Et patri juncta his miseris concessit ab oris Libéra jam sit fatis nec ferrocia vexet Externum possit genesi nec corpus adesse.

Quoi qu'il en soit, la date de cette inscription nous pronve que le cimetière à la surface du sol est antérieur à la basilique qu'y éleva ensuite Jules V^ (337-352).

VENERIOSE QVE NATA EST IN divïiaXe INTERAMNATIVM CONSSArW/ioww ti («0 TOLLIANI XV K SEPTEMB QVE vixxi ann IS QVATITVOr et diES LUI QVE ET deposiia est sub DIES VNON OCtohK CONS EVSEBI ET Yf>aUi QVe fuit cARA ET AMABi/w {parentihus suis^ (An. 559).

C'est répitaphe d'une enfant née à Terni le 18 août 355 et morte, peut-être à Rome, le 5 octobre 359. Elle est gravée au dos d'une inscription païenne mentionnant la société ouvrière des < Subaediani > :

FELICISSIMVS

PROCALENI CON

IVGI • CVM «QVA

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