Lib. pontif
2. Cf. Nuoz'o bulUtf., 1899, n. 1.2, ^-4. Deux inscriptions historiques placées d.ins la catnédrale rappellent une reconnaissance des reliques de S. Agapii par Tévêque Conon, le 11 janvier iiiô.et la consécration par Pascal II (1117) de cette même cathédrale, que Cunon avait restaurée.
Au cours des fouilles de 1864, on a relevé de nombreuses inscriptions chrétiennes du I V<= et du V^ siècle, qui ont ensuite
RESTES DE L'ABSIDE (fouilles de 1898).
été disposées dans le vestibule de la cathédrale. D'abord une inscription intéressante en < quasi-versus > (*) :
hU locus PîacidxK^OKVUi . NVNCVPABITVR
Martyris Agapiti cccUSlhEQWE • ATRIA • SANCTI
lustitiae sedes fidci doinus AVLA • PVDORIS
Certus in^RESSVS • LETABILI • TVMVLO . METAS
Quem deponlMVS • INTERIORI • DEFESSI • PARENTES
Et cîerus SANCTVS . EPISCOPVS(i«d • IVCVNDVS
Et cuncta />/EPS • OBEVNTIA • FVNEBRI . PERACTA
RoganUi lucehT . INSONTI • LVX • ALMAQVAE • CI- LS A (sic)
lUum serva^E • NOS • ATCIVE • INTIMA • TVTVM
Et qui per patrEU • PLACIDVM • COMPONITVR • CVRAH
Hune acccptVM • HABEAS • AGAPITE • SANCTE . ROGAMVS
Sic cgopuERV . PLACIDÏANV • MERENTER • VERSIBVS • DIXI
I. Cf. Notions gcNéraUs, p. 135. La nouvelle restitution que je donne ici me semble plus satisfaisante qu'une autre que j'avais proposée.
< Cet édifice des Placidiani sera appelé l'église du tnaittyr et le vestibule de son tombeau,le siège de la justice, la demeure de la foi et la salle de la chasteté. Quand tu auras franchi le seuil de ce triste tombeau, tu verras celui que nous y avons porté, nous ses parents en deuil, et le peuple, et le clergé, et le saint évéque Jucundus, après avoir célébré les offices, eo priant pour que la lumière du ciel sauve cet innocent et ses proches. Saint Agapit, recevez, nous vous en supplions, cet enfant, objet de tous les soins de son père Placide. Ce jeune Placidien, j'ai la douleur de le célébrer dans mes vers. >
Cette importante inscription était probablement sur un tombeau de la basilique, à côté de celui du martyr. Elle nous permet de fixer à l'époque constantienne la date de la construction de la basilique, car l'évéque local qu'elle nomme, Jucundus, appartient à cette époque. L'église dut être construite par les soins de la famille des Placidii ou Placidiani — Les « metae > sont les murs d'enceinte du sanctuaire. Remarquer l'invocation adressée au martyr local en faveur de l'âme du défunt : <i Hune acceptum habeas, Agapite sancte, rogamus ».
Le nom des Placidii se retrouve dans une autre inscription qui doit provenir aussi de la basilique suburbaine des Quadrelle :
///VOD DEDICAVER . IN HONR ///DE TÈRN VNC FF DD • CORI (') ///D . II . DE SS . VNC .
///E Q.VEM VNA CVM CASA
IIIDEKIS uni
Ihllll rcsiduuM Q.VOD///
IIIFJCIANl P£/?MANËÔRÔ/// ///VÏËR///
KEQVE DOKARE VEKDERE VEL COMTAR/// ///OSTHïC/// DEFOS IN PACe PLACIDA "sY D iTT . KAL/// (^)
I. Le moi « Cori > indique une mesure de grain, xopo; en grec, < Korim > en héhreM {// Para lip., 11,10).
2 Le fragment en italiques a été lu par Cecconi, et Stevenson l'a rapproché de la partie encore conservée.
Voici maintenant des fragments moins importants appartenant en général au I V« et au V« siècle :
HIC . lACET . MARTINIAWS
Vm . HOS . PRINC . CIB . ABIt dE sAEculo}(^)
EVRODIA . HIC . DEPosita est XII . KAL . NOV . («)