‹ Éléments D'archéologie ChrétienneChapitre 100 sur 307 · Ep. XV, XVI, ad Damas. ; CXXX ad Demetriad · texte numérisé non relu

Ep. XV, XVI, ad Damas. ; CXXX ad Demetriad

LA SOCIÉTÉ CHRÉTIENNE AU IV e SIÈCLE. 87

chrétiens, dont on ne peut se séparer sans s'éloigner de Jésus-Christ lui-même ('). Les évêques partagent avec le pape le pouvoir enseignant et la juridiction ( 2 ). Le nombre des diacres est restreint ; celui des prêtres est si grand, au contraire, qu'il semble avoir un peu diminué le prestige de leur dignité (3). Tous ces ministres sacrés sont tenus de donner l'exemple des vertus sacerdotales ; il y en a deux surtout auxquelles on attache une particulière importance : la charité envers les pauvres, et la chasteté (4). Aussi n'admeton au sacerdoce que ceux qui l'ont mérité par une vie exemplaire soit dans le monde soit dans un monastère (S). On exige même qu'ils n'aient aucun défaut corporel qui puisse nuire à leur ministère ( 6 ). Et si souvent clercs et moines sont l'objet des mêmes recommandations, parce qu'en fait les moines étaient souvent élevés au sacerdoce, S. Jérôme n'hésite pas à déclarer qu'il faut au prêtre une sainteté encore plus éminente, parce que, dit-il, € Monachus si ceciderit, rogabit pro eo sacerdos. Pro sacerdotis lapsu quis rogaturus est » ? (7)

La vie religieuse s'était développée à côté du clergé séculier. Cénobites et Anachorètes étaient devenus très nombreux, surtout en Egypte et en Orient ( 8 ). Si nous en jugeons par les conseils de perfection que leur donne S. Jérôme (9), conseils qu'il fut le premier à pratiquer ( lo ), ils menaient une vie très

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