Ep. LXXVII ad Océan.; CXXI1 ad RusHc; CXLVII ad Sabinian
5. Ep. UI ad Nepotian., 12; LXXI ad Lucin. Cf. Ep. C Tfuophil. Alexandr.
6. Ils exerçaient aussi, comme successeurs des apôtres, le pouvoir d'absoudre : « (Clerici) apostolico gradui succedentes, Christi corpus sacro ore conficiunt ; per quos et nos christiani sumus. Qui claves regni coelorum habentes, quodammodo ante judicii diem judicant : qui sponsam Domini sobria castitate conservant. > Ep. XIVadHelidor., 8.
7. « Nihil illo ditius qui Corpus Domini canistro vimineo, Sanguinem portât in vitro >. Ep. CXXVad Rustic.
8. « Qua conscientia ad Eucharistiam Christi accedam, et respondebo Amen... ? > Ep. LXXXII ad Tfuophil. Cf. S. Aug., Serin. 272 {P. L., t. XXXVIII, col. 1247) ; Cyrill. Hier., Catech. XXIII, 21-22 {P. G., t. XXXIII, col. 1124-1125); Ambros., De Sacram., 1. IV, c. 5 (P. L., t. XVI, col. 444*445); Euseb., Hist., 1. VI, c. 43 (P. G. p t. XX, col. 628).
LA SOCIÉTÉ CHRÉTIENNE AU IV e SIÈCLE. 91
IV e siècle ( 1 ). Les clercs et les fidèles avaient soin que les autels, les vases sacrés, les ornements, tout ce qui servait «C ad cultum Dominicae passionis », fût propre et en bon état ( 2 ). Ceux qui étaient riches se faisaient un honneur de contribuer à la construction et à la décoration des églises, employant pour cela les marbres, l'ivoire, les pierres précieuses ( 3 ). Et on regardait comme un devoir de subvenir à l'entretien des ministres sacrés, à qui leurs fonctions interdisaient les préoccupations trop matérielles ( 4 ).
Les anniversaires des martyrs, célébrés dans les catacombes pendant les persécutions, le furent ensuite dans les églises ; celui de S. Pierre avait à Rome une solennité particulière ( 5 ). S. Jérôme, habitué dès son enfance à honorer les restes des martyrs ( 6 ), s'élève vivement contre le prêtre Vigilantius, qui osait attaquer le culte des reliques ( 7 ). Il loue au contraire Marcella de ses fréquents pèlerinages aux basiliques des Apôtres et des martyrs ( 8 J. La grande fête de Pâques est précédée de quarante jours de pénitence ( 9 ).
La prière publique est divisée, comme aujourd'hui, en