Cf. Le Blant, Êfngraphie de la Gaule
5. Cf. Maruccbi, Guida archeologica delT antica Preneste, Roma, 1885, p. 150; et Éléments a* archéologie chrétienne, II, Itinéraire des Catacombes t a*édit. franc., p. 563.
on disposait les uns au-dessus des autres jusqu'à dix corps. On appelle ces tombeaux « formae », du même nom qui désigne les canaux, les aqueducs. Nous connaissons ce nom par une inscription que publia Boldetti et qu'on a retrouvée dans le pavé de Ste- Marie du Transtévère :
ANNIBONIVS FECIT SIBI ET SVIS LOCVM HOM1BVS N VIII INTRO FORMAS EC TON EMON PANTON TVTO EMON
L'expression « intro formas » avait été interprétée par le P. Marchi : € infra formas », comme si le tombeau eût été placé entre deux aqueducs. Mais l'inscription porte certainement : « intro formas ».
Il y eut des < formae », à titre exceptionnel, même dans les cimetières souterrains.
La pierre qui recouvrait la « forma » était généralement beaucoup plus épaisse que celle qui fermait les t loculi » souterrains. Ses dimensions mêmes servent donc à distinguer son origine. On en trouve une autre marque dans les inscriptions. Celles du V e siècle appartiennent plutôt aux cimetières à la surface du sol. Plusieurs mentionnent la capacité du tombeau : « Biscandens, triscandens >. (Dans les catacombes, on disait : € Bisomus, trisomus ».) On y trouve parfois des formules de malédiction contre les profanateurs : € Cum Juda partem habeat. » Il était plus facile en effet de profaner ces monuments que les tombeaux placés sous terre. Les murs imitent souvent la forme des arcosoles et des galeries souterraines.
Il y avait dans les cimetières à la surface du sol un grand nombre de sarcophages. On les disposait ordinairement à côté des basiliques ou des murs qui formaient l'enceinte des cimetières. Des toits, « teglata », les protégeaient. Oit lit dans une inscription : locvs emptvs SVB teglata IN basilica BALBINES ( x ). Les sarcophages plus riches étaient surmontés de petits toits soutenus par des piliers, « teguria, ciboria ».
1. Cette basilique était située près du cimetière de St-Calixte.