Hisl. des Romains, IV, p
2. Cf. deRossi, DulUttino d 'archeologia cristiana, 1864, p. 69-72, 92-93; 1873, p. 21.
3. Ce cimetière a été retrouvé par hasard au mois d'octobre 1904.
4. Cf. O. Marucchi, Di un nuovo cimitero giudaico scopcrto sulla via labicama, dans les Atti délia pont, acxademia rotn. d * archeologia , 1887.
La foi chrétienne fut annoncée d'abord au milieu de cette communauté juive. Ses premiers prédicateurs furent probablement des soldats de la « Cohors italica civium romanorum voluntariorum».Ce corps, dans lequel s'enrôlaient les Romains qui voulaient suivre la carrière militaire, résidait à Césarée, près du gouverneur de la Palestine. Le centurion Corneille, dont parlent les Actes des Apôtres (*), en faisait partie. Il est vraisemblable que plusieurs soldats imitèrent leur chef, et après leur conversion retournèrent à Rome porter la bonne nouvelle.
Saint Pierre lui-même devait bientôt arriver dans la capitale de l'Empire ( 2 ).
Il semble que l'apôtre soit venu deux fois à Rome. Son premier séjour aurait eu lieu sous Claude, entre les années 41 et 44 ( 3 ), et se serait prolongé jusqu'à la publication de l'édit de ce prince contre les Juifs (49). En 50, Pierre présida l'assemblée apostolique de Jérusalem. Il revint à Rome vers Tan 64 ; certainement il n'y était pas à l'époque du voyage de S. Paul en 61.
Si ces dates ne sont pas absolument incontestables, le fait principal du moins, celui de la venue de S. Pierre à Rome, est un fait historique, susceptible d'une démonstration rigoureuse et scientifique. Il est vrai que plusieurs critiques, surtout protestants, l'ont nié ; mais on ne peut le rejeter sans mettre en doute les faits les mieux prouvés de l'histoire romaine.
Le plus ancien témoignage qui le confirme est la lettre de S. Clément aux Corinthiens. Cette lettre, signalée par Eusèbe ( 4 ), était perdue ; Patritius Junius la découvrit dans un manuscrit du V e siècle, le Codex Alexandrinus de Londres, et la publia en 1633. Mais le texte était incomplet. En 1875,