‹ Éléments D'archéologie ChrétienneChapitre 39 sur 307 · Dans Eusèbe, III, 1 {P. G., t. XX, col · texte numérisé non relu

Dans Eusèbe, III, 1 {P. G., t. XX, col

S. Optât de Milève ( x ), S. Jérôme ( 2 ), Prudence ( 3 ) et beaucoup d'autres. De fait aucune autre église n'a jamais revendiqué le tombeau de S. Pierre : ce tombeau ne pouvait pourtant manquer d'être l'objet d'une grande vénération.

Contre tous ces arguments positifs, que vaut l'argument négatif tiré par plusieurs protestants du silence des Actes çL des Épttres? Ce silence d'ailleurs est très explicable. S. Pierre ayant quitté Rome de 49 à 64, les Actes ne pouvaient mentionner sa présence à la même époque ; S. Luc aurait eu occasion d'en parler, s'il eût continué son livre. De même, quand S. Paul écrivit l'Épître aux Romains, en 58, il ne pouvait saluer S. Pierre qui n'était pas au milieu d'eux.

Un grand nombre de monuments ont conservé jusqu'à nos jours le souvenir de la venue de S. Pierre à Rome. Quelquesuns, à la vérité, sont légendaires en tout ou en partie ; mais les plus importants sont certainement authentiques.

Ainsi le tombeau de l'Apôtre au Vatican a été constamment honoré: « Totius orbis veneratione celebratur », écrivait S. Jérôme dès le IV e siècle ( 4 ). Dès cette époque aussi on croyait que S. Pierre avait réuni les chrétiens dans la maison de Pudens sur le Viminal. Dans l'histoire légendaire qui nous reste de ce titre, on doit reconnaître un fond historique ( 5 ). Le nom de l'église Pudentienne ou de Ste-Pudentienne est fort ancien, et plusieurs découvertes ont prouvé qu'il y avait des relations entre ce titre et la maison d'Aquila et Prisca, ces deux Juifs convertis qui, chassés de Rome avec S. Pierre en 49, y étaient rentrés dès qu'ils l'avaient pu, sous Néron ( 6 ). Ils avaient leur demeure sur l'Aven tin. Or, en 1776, on trouva i Ste-Prisque un diplôme de bronze envoyé, en 222, par une ville d'Espagne, à Caius Marius Pudens Cornelianus, personnage de l'ordre sénatorial, que ladite ville avait choisi

t. Dé sckismaU Donatistarum, II, a (P. L., t. XL, col. 947).

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