Ep. de Basilide et Mari. (P. L., t III, col
2. Dans les SittungsberichU derkônigtiche* A ka demie der Wissensckaften de Berlin, 1893, p. 1007-1014. Cf. P. Franchi de Cavalieri, Due libelli original* di libellatici, dans le Nuovo bullettino di archeologia cristiana, 1895, p. 68-73.
dont le nom se Use dans les hiéroglyphes. Les chrétiens s'enfuirent en grand nombre. C'est alors que S. Paul fonda la vie éréini tique.
L'an 251, comme les Goths avançaient toujours, Dèce alla les combattre en personne. Il montra un grand courage, et
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LiBELLUS DE DIOGENOS AURELIOS.
mourut dans cette guerre. Son successeur, Gallus, associa à 1 empire Votusïen. La persécution continua. Au mois de juin 251, les chrétiens élurent pape S. Corneille, un membre ou un affranchi de la « gens Corneiia », si célèbre dans l'antiquité. C'est le premier pape qui porte le nom d'une ancienne
famille romaine; car la parenté de S. Clément avec les Flavii Clémentes est douteuse. L'élection de S. Corneille fut troublée par le schisme des partisans de Novatien. Cette secte devait bientôt former une vraie communauté à part; elle posséda à Rome des cimetières, et pour les consacrer ne craignit pas de voler les restes des martyrs, entre autres le corps de S. Silanus, dernier fils de Ste Félicité. Le pontificat même de Corneille fut court. Pendant la persécution de Gallus, le pape fut exilé à Centumcellae (Civita-Vecchia), où il mourut (253). Ses cruelles souffrances le firent honorer comme martyr. Son corps, rapporté au cimetière de Calixte, ne fut pas placé dans la chapelle des papes, mais dans un autre caveau, probablement celui de sa famille; son inscription funéraire est en latin, tandis que celles des autres papes du même cimetière sont en grec. Un fragment de cette inscription, trouvé près de la voie Appienne, fit soupçonner à de Rossi le voisinage du cimetière de St-Calixte. C'est alors que l'illustre archéologue commença les fouilles qui devaient aboutir à tant de merveilleuses découvertes.
§ IV. Persécution de Valérien.
Pendant les premières années du règne de Valérien, l'Église recouvra un peu de tranquillité. Avec l'autorisation de l'empereur, le pape Lucius revint de l'exil; il ne quitta plus Rome jusqu'à l'année 254, qui fut celle de sa mort II fut enterré à St-Calixte, où l'on a retrouvé, brisée, son inscription funéraire. On l'a considéré comme martyr, à cause des souffrances de sa captivité, mais il ne semble pas qu'il soit mort de mort violente.
La persécution ne tarda pas à reprendre, aussi cruelle que jamais. Valérien promulgua deux édits, l'un en 257, l'autre l'année suivante, ainsi que l'attestent les Actes de S. Cyprien (*). Il confisquait les cimetières chrétiens et défendait aux fidèles d'y pénétrer. Malgré cette prohibition, jusque-là sans exemple, ceux-ci continuèrent à fréquenter leurs cimetières,