ST-PIERRE DU VATICAN
>^ I. Le toQibeau de S. Pierre et la basilique Gonstantinienne.
LA basilique Vaticane a été construite sur le tombeau même de S. Pierre. L'authenticité de ce tombeau n'est pas contestable, car les témoignages qui la prouvent remontent presque à la mort même de l'apôtre : le plus ancien, celui du prêtre Caius (^), est du commencement du IIP siècle, et sans aucun doute il représente la tradition du IP. On doit admettre, malgré l'opinion moderne qui le place sur le Janicule, que le lieu du martyre de S. Pierre fut au Vatican et de cette manière on expliquerait ici sa sépulture (^). Le corps de S. Pierre est toujours resté dans son tombeau primitif, sauf pendant un court laps de temps, pendant la persécution de Valérien (^).
Cette partie du Vatican était en relation avec les jardins de Néron, qui s'étendaient au-delà du « pons Aelius » (pont St-Ange) et étaient traversés par la Via Cornelia. C'est là que furent immolées les premières victimes des persécutions (^). Et il est fort probable que S. Pierre même ait été crucifié avec ces premiers martyrs en 64 ou en 65. — x^u milieu des jardins, il y avait un cirque, dont on peut déterminer l'emplacement exact : l'obélisque qui orne le milieu de la place, et qui se trouvait autrefois près de la sacristie de St-Pierre, marquait le centre du cirque : il existe encore quelques restes des murs ; enfin on a reconnu les traces de la « Via Cornelia » qui le longeait. S. Pierre fut enterré
1. Cf. Borgia, Vaticana confessio B. Pétri Principis Aposioloi'um, Rome, 1776 ; — Fontana, Il teinpio vaticano, Rome, 1694 ; — Rohault de Fleury, Les Saints de la messe, Paris ; — Mortier, St-Pierre de Rome, Tours, 1900.
2. Dans Eusèbe, Hist. eccles., 1. II, c. 215 {P. G., t. XX, col. 209).
3. Cf. Éléments d'archéologie chrétienne, II, Les catacotnbe s romaines, p. 30. L'opinion du Janicule a commencé avec Maffeo Veggio au XV^ siècle. Cf. aussi mon article dans le Nuov. Btdletl. d\irch. '■rist., 1905, p. 135, suiv.