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l'avait admis M. de Rossi 0) après Kondakoff et Mgr de VVaal, et comme l'a montré récemment un archéologue allemand, M. Richter {^). Le pseudo-Matthieu raconte que, lors du voyage en Egypte, Notre-Seigneur fut reçu par un roi de ce pays, nommé Aphrodisius, et que sur son passage les idoles se brisèrent. Or, la mosaïque représente, devant Notre-Seigneur, la Ste Vierge et S. Joseph, un personnage vêtu en guerrier, qui peut être ce prétendu roi (l'Egypte était alors une province romaine) ; la ville qu'on aperçoit à gauche serait la capitale du pays, et la ligne bleue du fond sillonnée de barques serait le Nil. Ces deux derniers détails de la composition ne s'expliquent guère dans l'interprétation du P. Garrucci. Cette scène peut avoir une importance même historique, et rappeler d'une manière allégorique le triomphe définitif du christianisme sous Théodose. Au-dessous, les Mages, au nombre de trois, paraissent devant Hérode ; ce dernier a derrière la tête le nimbe rond, symbole de l'autorité. Au-dessous encore, les deux villes de Jérusalem et de Bethléem, « Ecclesia ex circumcisione, Ecclesia ex gentibus ». Chose curieuse, dans cette série des mystères de Notre-Seigneur et de la Ste Vierge, il manque la crèche. Cette omission fournirait peut-être une preuve de plus en faveur de l'hypothèse, indiquée plus haut, qu'il y avait dans la basilique une représentation réelle de l'étable et de la crèche.
Nous avons une autre série toute différente dans les Mosaïques de la nef. Au-dessous de chacun des tableaux modernes qui séparent les fenêtres, il y a une mosaïque ancienne. On a dit que ces mosaïques sont aussi de Sixte III ; il est possible qu'elles remontent même plus haut. Elles représentent en 28 tableaux des personnages et des épisodes de l'Ancien Testament, Abraham, Jacob, Moïse, Josué, ceux précisément que citent les Pères du Concile d'Éphèse comme prophètes de la maternité divine de la très Ste Vierge. Les deux plus rapprochées de l'autel, relatives au sacrifice