‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 177 sur 400 · ST-ÉTIENNE-LE-ROND. 2I · texte numérisé non relu

ST-ÉTIENNE-LE-ROND. 2I

« prothesis ». La mosaïque de l'abside remonte au IX^ siècle. En avant on voit le Sauveur assis entre deux anges et les douze apôtres, S. Pierre tenant à la main les clefs, et S. Paul le rouleau des Écritures ; sur les côtés, un prophète, à droite et à gauche ; au centre de l'arc, le nom monogrammatique de Pascal P*"; dans la courbe de rabside, la Madone assise, tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux et entourée d'anges ; le pape Pascal, en petites dimensions et portant le nimbe carré, est prosterné à ses pieds. Au-dessous on lit l'inscription suivante:

ISTA • DOMVS • PKIDEM • FVERAT - CONFRACTA • RVINIS NVNC • RVTILAT • IVGITER • VARIIS • DECOKATA ■ METALLIS ET • DECVS • ECCE • SWS • SPLENDET • CEV • PHOEBVS • IN ■ ORBE QVI • POST • FVRVA • FVGANS • TERRAE • VELAMINA • NOCTIS VIRGO • MARIA • TIBI • PASCHALIS • PRAESVL • HONESTVS CONDIDIT . HANC • AVLAM • LAETVS • PER • SAECLE • MANENDAM

Depuis longtemps l'église a pour desservants des moines grecs Melchites. La confession est moderne; elle renferme les reliques de différents Saints, en particulier d'une Ste Sabine.

§ V. St-Etienne-le-Rond.

L'église de St-Étienne « in Coelio monte », vulgairement St-Étienne-le-Rond, existait dès le V^ siècle : un prêtre de ce titre a pris part au concile tenu sous le pape Symmaque. La question de son origine a donné lieu à beaucoup de discussions. Les uns y ont vu un temple païen, soit de P^aune, soit de Bacchus, soit de Claude. Mais cette opinion est contredite par ce que nous savons de la forme architecturale de ces temples qui étaient carrés ou rectangulaires ou ronds sans colonnes intérieures. Ce ne peut être non plus un mausolée, puisqu'on n'enterrait pas à l'intérieur de la ville ; ni un « nymphaeum » analogue à celui de Gallien, puisque nous n'avons à cet endroit aucune indication de jardins ou de villas. D'autres ont pensé que c'était un monument entière-

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ment chrétien, érigé, d'après le Liber pontificalis, par Simplice (468-482); ainsi Hùbsch (i), de Rossi (2), Armellini (3). Aujourd'hui on croit plutôt que c'était une salle du «macellum magnum ». Une médaille de Néron représente un édifice semblable avec le nom macellvm • avg • : il est certain

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