‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 18 sur 400 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

par les collines. Au Viminal, elle descendait vers la plaine et n'était plus abritée: on construisit donc, de la « Porta! Collina » à la « Porta Esquilina », autour de l'enceinte proprement dite, une fortification consistant, à droite en un fossé, à gauche en un rempart de terre soutenu par un mur en pierres (^). On en voit des ruines près de la gare et près de la Via Gaeta. L' « agger » se terminait aux environs de Ste-Marie-Majeure. De là l'enceinte allait vers la Via Merulana. Près de la Via Leopardi, il y en a quelques restes, réunis à une salle de l'époque d'Auguste appelée communément « Auditorium Mecenatis ». D'autres ruines se trouvent près des églises des Sts-Pierre et Marcellin et des Quatre Saints Couronnés. A partir de ce point, la direction n'est pas absolument sûre. Il est probable que l'enceinte allait jusqu'à l'hôpital de St-Jean-de-Latran, puis vers St- Étienne-le-Rond et la Navicellial; descendait ensuite du Coelius (des ruines existent dans le jardin de St-Grégoire), traversait l,a Via di porta S. Sebastiano, gravissait le petit Aventin, où d'autres ruines se trouvent dans la Vigna Cardoni, près de St-Sabas, se dirigeait vers la Via di porta S. Paolo, où des restes sont visibles à droite au-dessous de St-Prisque ; montait sur le grand Aventin, passait vers l'église des Chevaliers de Malte et le monastère de St-Anselme. enfin allait finir au Tibre.

Cette longue enceinte était percée de nombreuses portes. Il y avait 1° la « Porta Flumentana », située près du « Pons Aemilius », à côté du pont palatin actuel, et remplaçant l'ancienne «Porta Romana.». — 2° La «Porta Triumphalis », dont parlent Suétone dans sa vie d'Auguste {^), et Josèphe à propos du triomphe de Titus (2). — 3° La «Porta Carmentalis », ainsi nommée à cause de l'ancien autel de la déesse Carmenta (*) qui était sur le Capitole, près de la Piazza délia

1. « Clauditur ab oriente aggere Tarquini Superbi inter prima opère mirabili, namque eum mûris aequavit qua maxime patebat aditu piano. » Plin., ffi'sL Na/., III, 9.

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