LES QUATRE-SAINTS-COURONNÉS
Ste-Marie-in-Domnica au X<> siècle: archipbr • bene-
DICTVS • DIAC • SCJE MARIE Q A DOMICA (« quae appel-
latur Dominica »). La signature de ce Benoît se retrouve dans les Actes d'un concile tenu sous Jean XII. L'inscription a été enlevée récemment, quand on a remplacé le pavé de l'église par une mosaïque commune.
La chaire en marbre, dans l'église, à droite en entrant, présentée par une tradition locale comme une chaire de S. Grégoire le Grand, est de style classique ; sur la base est gravé le nom d'un des fameux marbriers romains du moyenâge: MAG • lOHS (« magister Johannes »). Le fait est assez curieux, mais on peut en signaler un autre analogue : on voyait encore, au siècle dernier, dans ;le palais Verospi sur le Corso, une statue d'Esculape portant sur son piédestal le nom ASALECTVS ; Winkelmann crut y reconnaître le nom d'un artiste grec qui se serait appelé Anod^exTOç ; il est plus vraisemblable que c'était celui de Bassallectus, le marbrier auteur du chandelier de St-Paul (^) et de divers autres ouvrages. Dans les deux cas il faudrait supposer que ces marbriers du moyen-âge ont étudié les monuments antiques et parfois les ont imités ou copiés.
La dernière restauration de St-Étienne-le-Rond date de la fin du XVP siècle. C'est alors que sur les parois de l'édifice Pomerancio représenta d'une manière très réaliste les supplices des martyrs.
§ Vr. Les quatre Saints-Couronnés (2).
L'histoire des quatre Saints Couronnés est extrêmement obscure (^). M. de Rossi a proposé de distinguer trois groupes de martyrs : '1° cinq sculpteurs, martyrisés en Pannonic sous Dioclétien, pour avoir refusé de faire une statue d'Esculape. et dont les corps furent transportés à Rome dans le cimetière « ad duas lauros » ; — 2° quatre soldats inconnus, mis à mort devant une statue d'Esculape; — 3° les quatre