Aeiteid., VIII
l'ara caeli. 239
Jupiter, l'appelle « templum majus quod respicit super elephantum » : or cet éléphant se dressait sur le « Forum olitorium » (place Montanara). Enfin les découvertes faites au palais Caffarelli concordent avec ce que nous disent de ce temple et de ses décorations les auteurs classiques, notamment Ovide :
Jupiter angusta vix totus stabat in aede Inque Jovis dextra fictile fulmen erat.
L'Acropole s'élevait sur l'autre sommet, et à côté le temple de Junon Moneta, ainsi appelé (de «monere ») parce que Junon aurait averti les Romains de l'arrivée des Gaulois. En construisant le monument de Victor-Emmanuel, on a découvert des restes de ces édifices. Un escalier, auquel Ovide fait allusion, les reliait au Forum.
L'église de Ste-Marie Ara Caeli doit se trouver à côté de l'emplacement du temple de Junon. Son nom ancien était « S. Maria in Capitolio ». Les annales des Bénédictins en attribuent la fondation à S. Grégoire ; il est possible que le saint pape y ait seulement établi des moines et que l'église remonte jusqu'au V^ siècle, car au Vl^ on n'aurait pas craint de transformer en église le temple lui-même ou celui de Jupiter, qui en fait ont été détruits. L'étymologie du nom actuel est assez difficile à établir. Les Mirabilia le rattachaient à une légende, dont de Rossi a retrouvé le noyau dès le VP siècle, suivant laquelle Auguste aurait érigé un autel au Fils de Dieu: « Ara filii De;i » C).
D'autres y ont vu un souvenir de 1' « arx Capitolina ». Il est plus vraisemblable qu'il rappelle un petit temple de la « dea caelestis », dont le culte avait été apporté de Carthage à Rome et établi près du temple de Junon : M. Gatti a publié (^) une inscription de l'an 259 après J.-C. (^) qui nomme cette divinité:
I. Cf. Urlichs, Codex topogr.y p. 95-96. — de Rossi, Buliett., 1894, p. 85 sq. z. Atti délia pontif. Accad. roiii. d'archcol.^ 1896, p. 348 sq. 3- La date est sur le côté :