I. Archiv. storico coiminale, arm. XIV, î. XII, p. I
preso in affitto per cavare tavolozze per f abricare dalle monache di Torre di Specchi un giardino piccolo esistente dietro la tribuna di S. Maria Libératrice cavandovisi in questa settimana hanno scoperta un tiro di sasso lontana dalla moderna tribuna di d^ chiesa un altra antichissima tribuna di una chiesa venti e piu palmi depressa di sito con pitture del Salvatore crocifisso, di molti Santi fra quali la figura di Paolo p° pontefice con il diadema quadro in segno che allora era vivente e lettere « Sanctissimus Paulus Romanus Papa » e nelli mûri laterali vièdipinta la vita di N. S.; e è da notarsi che essendosi d^ pittura in alcuni luoghi caduta vi si vede sotto altra pittura piu antica e di miglior maniera, si crede essere stata o la Chiesa di S. Maria de Inferno antica o di S. Maria de Cannaparia. Vi sono anco iscrizzioni greche di passi di Scrittura, vi fu numeroso concorso di popolo per vederia. » L'auteur donne même un fac-similé des peintures.
Les archéologues du temps se trompèrent en l'appelant S. Maria in Cannapara ; mais le vocable de S. Maria de Inferno était bien un des anciens noms de cette église. Une dénomination également ancienne est celle de « Ecclesia S. Antonii » ou « S. Antonini », que nous lisons dans les Mirabilia du moyen-âge. Ces documents la placent « juxta locum qui^ dictur infernus », Il faut rattacher cette mention au souvenir du gouffre de Qiuintus Curtius ou au feu de Vesta, et aussi à la légende d'après laquelle S. Sylvestre aurait tué un dragon dans cette partie du Forum. Cette légende elle-même rappelait le serpent qu'adoraient les vestales et la substitution du culte chrétien au culte idolâtrique sous Constantin. Elle fit encore donner à l'église le nom de St-Sylvestre-in-lacu. Le titre de Ste-Marie-Libératrice dérive de ceux du moyen-âge : « S. Maria de Inferno, S. Maria libéra nos a poenis inferni. »
L'Itinéraire d'Einsiedeln (VI 11^ siècle) cite parmi les églises du Forum une église de S. Maria Antiqua. Tirant une ligne du sud-ouest au nord-est, l'auteur met à gauche St-Georges, St-Serge, le Capitole, « l'Umbilicus », St-Hadrien; adroite, le Palatin, St-Théodore, S. Maria Antiqua, Sts-Côme-et-Damien. Jusqu'à ces derniers temps, on avait
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cru que S. Maria Antiqua était le nom ancien de Ste-Françoise-Romaine, avant sa reconstruction par Léon IV. M. Lanciani {^), suivi par le P. Grisar {^), préféra la placer à Ste-Marie-Libératrice ; les dernières fouilles ont pleinement confirmé cette opinion.
Quand, en 1899, après entente avec l'autorité ecclésiastique, le ministère de l'Instruction publique ordonna la démolition de Ste-Marie-Libératrice, on pensait retrouver un