Is., LUI
2. Cf. Marucchi, Il cimitero e labasilica di S. Valentijto^ p. 49 sq.
3. Cf. Conti, Origine, f asti e privilegi degli avvocah consistoriali^ Roma, 1898.
diaconies (^). Cette inscription nous fournit sans doute le nom de l'église dans laquelle elle est peinte. On a, au premier moment, objecté que d'ordinaire le nom d'une église n'était pas inscrit dans l'église elle-même, on disait généralement : « hujus ecclesiae, hujus diaconiae ». Mais, outre qu'une telle formule ne pouvait guère entrer dans le texte de cette inscription, il n'est pas impossible de citer d'autres exemples semblables ou analogues. Ainsi dans la mosaïque de Ste-Pudentienne, l'artiste a joint au titre du Sauveur le nom de
l'église : DOMINVS CONSiERVATOR (ECCLESIAE PVDENTIANAE. Il y a aussi à St-Pierre-aux-Liens une inscription qui nomme cette basilique même (« a vinculis ejus ») :
SALEO PAPA • N • lOHANNE COGNOME
TO ^TERCVR10 EX s"c^ E C cT • ROM • PRESBYTE RIS ORDINATO EX TIT • Scl CLEMENTIS AD GLO RIAM PONTIFICALE M PROMOTO BEAT^O PETRO ÂP PATRONO SVO a VINCVLIS EIVS SEVERVS . "PB OFERT
EtTt- PC LAMPADI ETORESTIS VV- CC VRBI + CLVS CED >^ RI ^ NVS EST
(An. 532.)
L'inscription de Theodotus devient plus claire encore si on la rapproche de celle qui se lit à l'entrée de la grande abside :
SCAE • Dl genitrici SEMperque virgini MariAE
Cette inscription est certainement de la première moitié du VHP siècle. Or l'Itinéraire d'Einsiedeln, qui est de la même époque, ne mentionne sur le Forum aucune autre église dédiée à la T. Ste Vierge: il n'est pas vraisemblable qu'il ait pu omettre une église d'une telle importance.
Les peintures découvertes représentent plusieurs papes, et les « defensores », comme Theodotus, appartenaient à la cour
I. Le P. Grisar {Civ. Catt., 1901, p. 229) a identifié ce Theodotus avec celui dont parle \q Liber ponttficalis (in vit. Hadriani, éd. Duchesne, I, p. 486), et qui était oncle du pape Hadrien. Le catalogue des reliques de St-Ange in Pescheria (placé dans l'église, à gauche de la porte d'entrée) lui attribue la restauration de l'église et le qualifie ainsi : « Theodotus olim dux nunc primicerius sanctae sedis apostolicae et pater (h)uiusbenerabilis diaconiae. » Cf. Grisar, Anal, rom., I. P- ^72>i7S'
258 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
pontificale. Or, d'après la vie de Jean VII, S. Maria Antiqua était la chapelle du pape (i). Il est même dit que son palais, 1' « episcopium », était bâti « supra eamdem ecclesiam » {^). On s'expliquerait difficilement ce détail, si l'église mentionnée était Ste-Françoise-Romaine, tandis qu'à Ste-Marie-Libératrice il est tout à fait croyable.
Enfin un dernier fait complète la démonstration: devant l'abside principale on a déterré un bloc de marbre, de forme octogonale, qui a fait partie d'un ambon, et sur le bord duquel se lit cette double inscription:
t lOHANNES SERVVS SCAE MARIAE
t iLUANNOr àOYAOY THC ©GluTOKOï
En rapprochant ces lignes de l'inscription de Jean VII conservée dans les cryptes Vaticanes, il est visible qu'elles
INSCRIPTION DE JEAN VII (Cryptes vaticanes).
ont la même tournure (^), la même forme de caractères, le même relief; et que par conséquent le fragment appartient à Tambon même dont le Liher Fontificalis attribue à Jean VII la construction précisément dans l'église de Ste-Marie-Antique.
Jean VII (705-707) était probablement né au Palatin, où son père Platon était « cura palatii Urbis ». L'inscription du tombeau de Platon, à Ste-Anastasie, parle d'un grand escalier restauré par lui. Si on admet que Jean VII transforma en « episcopium » la maison paternelle, cet escalier pourrait
1. L'église du palais, et non, comme l'ont avancé quelques-uns, son église cathédrale : dès le temps de Constantin la cathédrale des papes fut la basilique de Latran, qui conserva toujours ce privilège.
2. 41 Basilicam itaque S. Dei Genilricis quae antiqua vocatur pictura decoravit illicque ambonem noviter fecit et super eandem ecclesiam episcopium quantum ad se construere nialluit illicque pontificatus sui tempus finivit.» Liô. poutif.
3. D'autant plus que l'inscription Vaticane était aussi originairement en latin et en grec. Cf. Grisar, Analeda romana, t. I, p. 168.
être celui qui mettait la « Porte romaine » de la « Roma quadrata » en communication avec la « via nova » et le Forum, et dont nous parlent Ovide et Festus 0). Nous voyons cet escalier indiqué sur le plan de Septime-Sévère, et il existait encore au moyen-âge. C'est évidemment celui que l'on reconnaît à gauche de la basilique.
On ne distingue pas avec certitude les peintures faites par Jean VII, mais seulement celles de Zacharie et de Paul P^ dont les portraits sont accompagnés des noms propres.
La chapelle à gauche de l'abside était dédiée aux SS. Cyr et Julitte, martyrs de la persécution de Dioclétien (fête le 16 juin). Les murs latéraux en effet sont ornés des scènes de leur martyre : à gauche, Ste Julitte devant le juge, S. Cyr flagellé (VBi SCS cviRicvs catomvlebatvs est), s. Cyr parlant au juge Alexandre après qu'on lui a arraché la langue (VBI SCS CVIRICVS LINGVA ISCISSA LOQVITVR AT PRAESIDEM), S. Cyr et sa mère en prison près des chaudières bouillantes (S. CViRiCVS CVM MATRE) : — à droite, SS. Cyr et Juhtte jetés dans la chaudière (VBI SCS CVIRICVS CVM
MATRE SVA IN SARTAGINE MISSI SVNT). S. Cyr peroé de clous (VBI s. CVIRICVS ACVTIBVS CONFICTVS), S. Cyr saisi par les pieds et brisé contre le tribunal. Enfin près de la porte d'entrée, d'un côté, les deux Saints, auxquels un personnage portant le nimbe carré présente des flambeaux ; de l'autre, quatre figures de Saints, trois femmes et un homme, surmontées de l'inscription: