‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 217 sur 400 · SE · texte numérisé non relu

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On peut également admirer dans la basilique un magnifique sarcophage chrétien du IV^ siècle, dont les sculptures représentent l'orante, le bon Pasteur, le baptême de Notre- Seigneur, l'histoire de Jonas.(i).

I. Cf. Marucchi, Dz un pregevole monumetito di antica scultura cristiana rinvenuto negli scavi del Foro romano, dans le Nuov. bullett., 1901, p. 205 sq

Il y a aussi, dans la chapelle des Quarante Martyrs, une inscription juive:

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Enfin, devant la même chapelle, un tombeau placé dans le sol porte une inscription datée de l'an 572. Ce fait a une

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importance exceptionnelle, si l'inscription n'a pas été apportée d'ailleurs : il prouverait que dès le VP siècle, on enterrait dans Rome même et 'jusque sur le Forum, ce que personne ne soupçonnait jusqu'à présent.

Un siècle après Paul I^^, Léon IV bâtit une nouvelle église, S. Maria Nova, « basilicam B. Dei Genitricis quae olim antiqua vocabatur, nunc autem sita est juxta viam sacram >/, nous dit le Liber Fontificalis dans la vie de son successeur Benoît III. On dut transférer là le titrie et les services de S, Maria Antiqua. L'emplacement de cette dernière en effet était humide, malsain, mal choisi pour une diaconie, qui comprenait toujours un hospice, un dispensaire, etc. C'est ce qui explique que les plus anciens documents (XI^ siècle) de Ste-Françoise, publiés par le P. Lugano (^), donnent toujours à celle-ci le titre de «S. Maria olim antiqua nunc autem nova ».Toutefois, S. Maria Antiqua ne dut pas être complètement abandonnée : les Mirabilia du moyen-âge placent à cet endroit une église de St-Antoine, et nous voyons dans

I. S. Maria olhn antiqua nunc nova al Foro rofnauo, Roma, 1900.

202 ÉLÉMENTS DAKCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

r « atrium » de la basilique une peinture représentant l'ensevelissement de ce Saint. Le vocable de S. Maria de Inferno était aussi sans aucun doute un souvenir de cette basilique. Le nom de S. Sylvestre in lacu n'est pas ancien ; cependant l'image de S. Sylvestre se retrouve plusieurs fois dans les peintures de la basilique. Au XIV^ siècle, l'auteur d'un catalogue des églises de Rome dit de S. Maria de Inferno: « Non habet servitorem. » Au XV^ siècle, elle fut remplacée par Ste-Marie- Libératrice, que Jules III, en 1550, donna aux Oblates de Tor de' Specchi, et que le cardinal Lante restaura en 1617.

Le P. Grisar pense qu'un monastère habité par des moines grecs et latins était érigé dans la grande salle du palais de Caligula voisine de la basilique : on y a en effet remarqué les figures de S. Basile et S. Benoît, deux Saints fondateurs d'Ordres ; et il croit reconnaître dans les murs la place des poutres qui soutenaient les planchers et les murs de séparation des cellules.

Du Forum nous passons au Palatin.

§ XVI. St-Césaire-in-Palatio.

La région du Palatin (Regio X^: Palatium) était la plus petite de toutes les régions civiles, puisqu'elle ne comprenait que les trois sommets de cette colline, le Palatium (près de St-Bonaventure), la Velia (près de la voie Sacrée) et le Germains (près du Vélabre). Mais elle renfermait un grand nombre de monuments de l'époque républicaine et de l'époque impériale. De l'époque républicaine: l'autel du Génie de Rome, dédié à une divinité dont on ignorait le sexe, « seu deo seu deivae sacrum »; il se trouvait devant une entrée de la Rome carrée, il est maintenant à droite de l'entrée actuelle du Palatin; — le temple très ancien de la Victoire, du côté du Forum, près du « clivus Victoriae » qui partait de la « Porta Romana » ; — le temple de Cybèle, bâti sur le Germains au moment de la seconde guerre Punique, pour conserver la pierre noire que l'on croyait

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