FRESQUE DE ST-SEBASTIEN-AU-PALATIN
cet égout près de St-André-della-Valle, mais on en a retrouvé un au pied même du Palatin, le long de la voie Triomphale.
Elém. d'archéol. chrét, — III.
206 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
Sébastien subit un double supplice : d'abord « in campo » celui des flèches, puis «in hippodromo », celui des fouets. Son corps fut recueilli par la femme d'un employé du palais impérial, nommée Irène, laquelle demeurait au Palatin «in scala excelsa ». Il semble que dans ce récit « campus » et « hippodromus » désignent un même lieu, le stade, qui fut après le IV^ siècle partiellement transformé en hippodrome, tandis que le reste demeurait libre ; un escalier le mettait en communication avec le palais ; on en aperçoit encore les ruines.
L'oratoire de St-Sébastien existait peut-être dès le V® siècle. Mais nous n'en trouvons aucune mention avant l'an 1001 0). Au XI P siècle, il y eut là un monastère bénédictin très important, où fut élu Gélase II (1118), et où résidait r « abbas abbatum » du Mont-Cassin. L'église était dédiée en même temps à S. Zotique ; son martyre était représenté dans des peintures qu'Urbain VIII a détruites, mais qui sont conservées dans un manuscrit de la bibliothèque Barberini. Il ne reste plus dans l'église que les fresques de l'abside (XP siècle), d'ai'leurs en fort mauvais état. On y Voit le Sauveur entre S. Sébastien, S. Zotique et les deux diacresmartyrs, S. Etienne et S. Laurent ; au-dessous, l'Agneau mystique sur une colline, au milieu d'autres agneaux ; dans une troisième zone, la très sainte Vierge entre deux anges portant le monogramme du Christ, Ste Agnès, Ste Lucie et deux autres Saintes ; enfin, plus bas encore, un autre groupe assez effacé. On a placé sur les parois du chœur des copies des peintures de la bibliothèque Barberini ; elles représentent des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, l'histoire de S. Sébastien, celle de S. Zotique et ses compagnons.