‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 231 sur 400 · LA III^ RÉGION · texte numérisé non relu

LA III^ RÉGION

« cunei » ou secteurs, désignés par le numéro de la porte correspondante ; des balustrades ornées de mosaïques formaient la limite des « cunei ». Chaque « tessera, » indiquait au spectateur le « cuneus », l'étage (« moenianum ») et le numéro d'ordre de la place qu'il devait occuper. Tout en haut était le bas peuple, protégé par un petit portique, sur lequel étaient disposées des antennes pour dresser le « velarium ». A la manœuvre des voiles étaient préposés des marins, spécialement ceux de Misène, qui avaient leur caserne dans le voisinage. Les programmes faisaient savoir quand on userait des voiles : « Vêla erunt ».

Le Colisée nous rappelle des souvenirs chrétiens très nombreux et très touchants. Marangoni et d'autres auteurs ont prétendu que l'architecte même du Colisée, un certain Gaudentius, devenu chrétien, y aurait été mis à mort. Toute cette histoire se fonde sur une inscription, qu'on prétendait provenir de Ste-Agnès, et qui se conserve dans la crypte de Ste-Martine :

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Mais les formules et la paléographie de cette inscription prouvent que certainement elle n'est pas authentique. Les chrétiens ne se permettaient pas d'objurgations contre l'empereur, et jamais dans les inscriptions anciennes les I ne portent le point comme dans celle-ci. Elle est l'œuvre de quelque faussaire, émule du fameux Pirro Ligorio.

Nous avons des souvenirs autrement sérieux, qui permettent, malgré les doutes émis récemment sur la valeur de la tradition, d'affirmer que beaucoup de chrétiens ont trouvé là mort au Colisée. La lettre de S. Clément aux Corinthiens (i), les Actes authentiques des martyrs de Lyon, cités par Eu-

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