‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 264 sur 400 · I. Chiese di Rovia, p · texte numérisé non relu

I. Chiese di Rovia, p

§ VL St-Antoine (•).

L'édifice ancien qui devint l'église de St-André, puis de St-Antoine, se conserva dans son état primitif jusqu'au XVI P siècle. 11 fut malheureusement détruit en 1686; mais nous en avons des descriptions dans Philippe de Winghe, Ciampini (2), Sangollo {^), Panvinio (^), Ugonio (^), Severano (^), Grimaldi f). Se fondant sur le caractère des mosaïques qui la décoraient, plusieurs archéologues crurent y reconnaître un ancien temple païen, celui de Diane (de Winghe), ou celui d' « Isis Patricia », ou même la basilique Sicinienne. Mais ces identifications ne sont pas soutenables. Un manuscrit de Sienne donne en effet le texte d'une inscription tracée sur l'abside du monument primitif:

Ivnivs • bassus • v • c • consul Ordinarivs • propria • impensa A • solo • fecit • et • dedicavit Féliciter

Ce texte, très semblable à celui de la Sylloge de Pierre Sabin conservée dans la bibliothèque Marciana de Venise, nous fournit le vrai nom: basilique de Junius Bassus.

Ce Junius Bassus, consul en 317, semble avoir été le père du préfet de Rome, qui se convertit au christianisme et dont le sarcophage se trouve dans les cryptes de St-Pierre (^). Comme d'autres particuliers, il avait construit une basilique civile sur l'Esquilin; et il l'avait richement décorée de cette sorte de mosaïque qu'on appelle « opus sectile » (^). De cette décoration il y a au palais del Drago deux beaux fragments qui représentent un triomphateur sur son char et

1. Cf. Bulîett. di archeol. crist., 1871, p. 5 sq. (art. de J.-B. de Rossi) ; — Biillett, délia Commissione archeol. di Rofua, 1893 (art. de H. Marucchi).

Page 1