‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 272 sur 400 · C. /. -L., VI · texte numérisé non relu

C. /. -L., VI

stantinus Augustus basilicam in palatio Sessoriano ubi etiam de ligno sanctae crucis Domini nQ^ri Jesu Christi posuit » {^). L'empereur dota cette église des terrains qui l'entouraient, « omnia agrorum juxta ipsum palatium ». Elle fut décorée au V^ siècle par Placidia et Valentinien HT; Pierre Sabin a copié une inscription qui rappelait ce travail {^). A cette même époque, son nom de Jérusalem était remplacé par celui de « basilica Heleniana ». S. Grégoire le Grand en fit un titre, qui succéda à celui de Nicomède. Elle fut ensuite restaurée par Grégoire II '(720), par Benoît VII qui y érigea un monastère (975). Dans de nouveaux travaux, en 1492, on trouva l'ainsi dit titre de la croix. Enfin Benoît XIV la transforma et en fit l'église actuelle, qui n'a plus de rancienne que les colonnes et unie partie du pavé en mosaïque. Le tabernacle ancien portait cette inscription, attestant qu'il était l'œuvre des marbriers romains Jean, Ange et Sasso (1148):

-]- Tegmentvm istvd Vbaldvs fecit fieri

Cardiqvenalis vir prvdens clemens

Discertvs • et • spiritvalis -\- Johannes de Pavlo cvm fratribvs svis

Angelo et Sasso hvivs operis magestri

Fecervnt Rome

L'église était une dépendance du palais pontifical, et elle était consacrée à la Passion du Sauveur, comme Ste-Marie- Majeure à sa Nativité et à sa Résurrection, le Latran à son Ascension. C'est là que se célébraient les grands offices du Vendredi-Saint. Le pape, les cardinaux, une grande foule de peuple, s'y rendaient pour vénérer la Croix. Un document du VI 11^ siècle, copié en appendice dans le manuscrit d'Einsiedeln, nous donne la description de ces cérémonies, et certainement il représente une liturgie antérieure à l'époque à laquelle il fut rédigé (^). Aujourd'hui encore l'église a conservé la station du Vendredi-Saint.

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