‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 274 sur 400 · P. G., t. XXXIII, col · texte numérisé non relu

P. G., t. XXXIII, col

comme contemporain un événement que tant de ses concitoyens auraient nié s'il n'eût été vrai? On a émis des doutes sur l'authenticité de la lettre, mais sans donner de preuves ; le style d'ailleurs est bien de S. Cyrille. D'autres auteurs! attestent le fait de l'apparition de la Croix sur le Golgotha; ainsi Sozomène (i), Théophane '{^) ; Sozomène {^) parle même expressément de l'invention de la Croix, aussi bien que la Feregrinatio Sylviae (385-388) qui donne en ces termes la raison de la fête idu 3 mai : « Quoniam crux Dni inventa est ipsa die » (*). Il est vrai qu'Eusèbe, bien qu'il raconte la découverte des Lieux Saints (^), ne dit rien de la vraie Croix ; mais on pourrait y voir une allusion dans son commentaire sur le ps. 87, et d'ailleurs Eusèbe ne nous rapporte pas absolument tout ce qui s'est passé sous Constantin C^). Le sentiment de Mgr Duchesne sur cette question n'est pas très clair. « Ce n'est que depuis La fin du IV^ siècle, dit-il Ç), que les écrivains latins et grecs mettent le personnage de Ste Hélène en rapport avec le fait précis de la découverte de la vraie Croix. » Toutefois il s'est défendu du reproche que lui faisait M. Pennacchi {^) de nier l'existence du fait lui-même. Quand donc il dit: « Occupons-nous d'abord de la légende de l'invention de la croix, » il faut penser que le mot légende ne s'applique pas proprement au fait, mais aux détails qui y ont été ajoutés, par exemple dans la doctrine d'Addai p), la légende de Protonice, les actes de Judas Cyriacus. Les reliques de la vraie Croix furent apportées à Rome . par Ste Hélène, qui mourut environ deux ans après son retour des Lieux Saints (i°). D'après la tradition locale, la basilique

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