‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 282 sur 400 · STE-MARIE-NOUVELLE · texte numérisé non relu

STE-MARIE-NOUVELLE

toire près du temple de Romulus (i). C'est seulement vers le XlVe siècle que la pierre vénérée fut transportée à Ste- Marie-Nouvelle ou Ste-Françoise.

§ III. Ste- Marie-Nouvelle.

Après l'abandon de Ste-Marie-Antique, Léon IV construisit St-'^ Maria Nova dans le temple de Vénus et Rome. La voie Sacrée passait primitivement à cet endroit. Le temple double [ùivcuoq] de Vénus et Rome fut commencé par Hadrien en 121 et dédié en 134 ou 135 à l'occasion de l'anniversaire de la fondation de Rome. On y a relevé des médailles avec les inscriptions ann • DCCCLXXiv| • nat • VRB • P • CIR • CON (« publiée circenses constituti ») et VRBS • ROMA • AETERNA S ' C, et des briques avec les dates consulaires de Paetinus et Apronianus (123) et de Servianus III et Varo (134). Les lois de Théodose fermèrent le temple, mais le laissèrent subsister. En 625, le pape Honorius enleva la toiture décorée de bronze, nouvelle preuve qu'à cette époque il n'y avait pas encore là d'église chrétienne. Elle date du temps de Léon IV (IX*^ siècle.)

Dans ce temple abandonné et sans toiture fut érigée S. -Maria-Nova. Léon IV n'eut pas le temps de la faire orner de peintures : « picturis eam minime decoravit ». Ce fut l'œuvre de Nicolas I^^, son second successeur. Alexandre III (1161) la transforma et fit élever le clocher.

Il y avait à côté la célèbre « turris chartularia », qui devait se rattacher au palais des papes sur le Palatin, et qui renfermait les archives. Elle fut au moyen-âge propriété des Frangipani. Pie VII fit détruire ce qui en restait encore, afin de dégager l'arc de Titus ; il n'en subsiste plus que quelques ruines.

L'église fut restaurée par Honorius III (1216), puis par Paul V (1615), qui construisit la façade. Il y a encore dans le pavé quelques traces d' « opus » des Cosmates. Le « presbyterium » est élevé, comme dans plusieurs anciennes basili-

I. Cf. Duchesne, Le Fo7'îim chrétien, Rome, 1898. Après cette puVjlication on a constaté que cetle église n'avait rien à faire avec S. Maria Antiqua comme on prétendait.

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ques. Les mosaïques de l'abside ne forment qu'une partie de celles qui décoraient autrefois l'église. Ciampini les rap-

portait au temps de Nicolas P^ (IX^ siècle); M. de Rossi ^ les attribue avec raison au XII^ siècle, au temps d'Alexandre III. Ce qui en reste représente la T. Ste Vierge au

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