‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 290 sur 400 · I. Ms. Barberin · texte numérisé non relu

I. Ms. Barberin

STE-PUDENTIENNE.

geôlier de S. Laurent converti et baptisé par le saint diacre. Il s'agit sans doute d'un portique construit par ce prêtre

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Ilicius. D'autre part on a trouvé près de Ste-Pudentienne une inscription rappelant des travaux d'embellissement or-

^yo ELEMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.

donnés par FI. Valerius Messala, préfet de Rome à la fin du IVe siècle 0):

...VS- VAL- MESSALA- V- C- PRAEFECTVS • VRBI AD- SPLENDO^EM • PVBLICVM • IN- VICO • PATRICIO • VICTORIAE ET- FIKKI- ET- ORNAKl • PROCVRAVIT

L'église fut décorée sous Innocent P^ (V^ siècle); Panvinio put lire dans l'abside un fragment de l'inscription commémorative: SAL(vo) lNNOCEN(tio episcopo). De nouvelles restaurations furent faites sous Hadrien P"", dont lé monogramme, que Pompeo Ugonio prit pour celui d'Hadrien H (IXe siècle), était tracé au centre de l'arc triomphal; sous Grégoire VH (seconde moitié du XI^ siècle); sous Innocent II (XI I^ siècle), qui éleva le campanile; plus tard, par le cardinal Gaetani (XVI^ siècle), qui construisit la belle chapelle à gauche et qui, pour donner à la basilique un aspect plus moderne, ne craignit pas d'encastrer les colonnes dans de lourds piliers et de détruire une partie de la mosaïque; enfin récemment par le cardinal Bonaparte, à qui on doit les peintures de la façade.

L'église, avec ses douze colonnes et sa mosaïque absidale, a conservé en partie sa disposition antique. Une partie du pavé, dans la nef de gauche, est très ancienne. Le puits que l'on voit dans cette nef a la même origine légendaire que celui de Ste-Praxède; ce n'est certainement pas celui dont a pu se servir Ste Pudentienne, puisqu'il est au-dessus du niveau de la maison antique. Le monument le plus important est la mosaïque de l'abside. Le style même démontre qu'elle est du IV^ siècle, de l'époque du pape Sirice: c'est donc la plus ancienne des mosaïques qui décorent les absides basilicales, puisque celle de Ste-Constance ne se trouvait pas primitivement dans une église, mais dans un mausolée. Elle a été mutilée dans la restauration du cardinal Gaetani, mais un savant de cette époque, Ciacconio, nous en a laissé un dessin complet (-) ; on en voit aussi un autre dans la bibliothèque Vaticane, où il a été porté avec les papiers de Marini et

1. Cf. Corsin', Séries praefectoriiin Urbis, p. 304; — Ugonio, Station?', p. 161.

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