‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 297 sur 400 · L. III, c. 30 (tom. cit., col. 28S · texte numérisé non relu

L. III, c. 30 (tom. cit., col. 28S

Élém. d'archéol. chrét. — III. 27

^yS ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.

ne figurait pas dans la mosaïque. C'est sans doute pour faire oublier la profanation arienne, que S. Grégoire lui imposa un nouveau nom; celui de Ste Agathe était tout indiqué par la translation des reliques de cette sainte; et il est possible que le pape ait choisi ces reliques à cause des relations qui unissaient alors l'Église romaine à la Sicile où elle possédait un patrimoine. Les Dialogues racontent encore que pendant la consécration un animal, chien ou chat noir, symbole du démon, s'échappa du sanctuaire, et pendant trois nuits effraya les habitants des maisons voisines en faisant du bruit sur les toits ; que les sacristains, après avoir éteint les lampes le soir, les trouvaient allumées le lendemain matin, ce qui signifiait que la lumière de la foi catholiKiue avait succédé aux ténèbres de l'erreur. Cette consécration eut lieu en 593, l'année de l'invasion d'Agilulfe, roi des Lombards, qui se convertit de l'arianisme au catholicisme; il n'est pas impossible qu'il y ait eu quelque relation entre ces deux faits.

Au VIP siècle, un certain Menna fut enterré dans cette église ; son inscription funéraire, qui est au musée de Latran, appelle sur les profanateurs les malédictions des quatre Évangélistes et des 318 Pères de Nicée. Au VHP siècle, le Liber pontificalis {^) mentionne un monastère près de Ste- Agathe. C'est là ^qu'étaient les reliques des martyrs grecs du cimetière de Calixte, encore sous l'autel. L'église a eu diverses restaurations, notamment au XI^ siècle sous Léon IX et au XVIP. Il ne reste de l'édifice ancien que les colonnes, des traces de 1' « atrium » où sont placés quelques fragmenta du tabernacle, enfin une partie du pavé et du clocher.

§ VIT. St-Vital.

L'église de St-Vital est fort ancienne. L'Itinéraire d'Einsiedeln la mentionne « in vico Longo », et en traçant la via Nazionale, on a reconnu les traces de l'ancien pavé de cette voie, qui allait du Quirinal aux Thermes de Dioclétien. La dénomination primitive de l'église, « titulus Vestinae », rap-

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