ST-MARC
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FORTISSIMAc/ CONS
TIMASIO • ET PROMOTO
Les symboles eux-mêmes indiquent l'ère de la paix. Mgr Bartolini a bien imaginé que cette Fortissima avait pu être martyrisée dans les luttes entre païens et chrétiens qui durèrent pendant tout le IV^ siècle; mais rien absolument ne confirme cette hypothèse, si ingénieuse soit-elle.
Le grand palais voisin a lété construit par le cardinal Pierre Barbo, de Venise, le futur Paul II, pour remplacer la maison du cardinal titulaire, abandonnée et détruite pendant le séjour des papes à Avignon. Il fallut d'ailleurs en faire autant pour plusieurs autres titres, notamment pour les Quatre-Sts-Couronnés. L'architecte fut Giuhano da Majano (1468). Son œuvre fut assez monumentale pour devenir résidence papale jusqu'à Pie IV; plusieurs bulles ont été signées « apud S. Marcum ». Charles VIII y demeura quand il 'vint à Rome, en décembre 1494. Pie IV l'échangea contre un palais que la république de Venise lui donna pour son nonce. Le palais de Paul II passa à l'Autriche en même temps que la Vénétie,
On remarque à côté de l'église un important fragment de statue de femme que le peuple appelle « Madama Lucrezia ». Elle est aussi célèbre que Pasquino, Marforio et l'abate Luigi (1). Son costume prouve qu'elle représentait la déesse Isis. Elle provient sans doute du grand sanctuaire égyptien
I. La statue de «l'abate Luigi » est dans l'escalier du palais Vitali, via de! Sudario. C'est une belle statue classique. Cf. Cancellieri, Notizie délie dtiefaviose stattie di laijiume e di Patroclo^ dette volgannente di Marforio e di Pasguino, Roma, 1789.
390 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
qui se trouvait non loin de là, aux environs de St-Ignace. Le fameux « pie di marmo » doit avoir la même origine, c'est un pied votif offert à cette divinité.
§ II. Sts-Apôtres.
On a attribué à la basilique des Sts-Apôtres une origine constantinienne. Cette opinion n'a pour elle aucune preuve sérieuse; la tradition sur laquelle elle prétend s'appuyer a dû naître du voisinage des thermes de Constantin et du portique restauré par cet empereur, portique dont on peut voir des traces sous l'hôtel de la Paix. Toutefois l'église doit bien remonter au IV^ siècle. Le Liber pontificalis dit que le pape Jules Jei" (337-352) construisit « basiiicam J uliam juxta Forum ». Ces mots ne désignent certainement pas, comme l'a pensé M. Maës, S» Maria Antiqua au Forum romain, car le catalogue libérien ajoute : « quae est in regione VII juxta forum divi Trajani ». Il est également hors de doute que la basilique de la voie Flaminienne attribuée au même pape ne peut être que celle de St-Valentin 0). Pelage I^^ reconstruisit l'église des Sts-Apôtres au VP siècle, après la bataille du Vésuve et la victoire définitive de Narsès sur les Goths. La restauration fut achevée par Jean III, successeur de Pelage. L'inscription placée dans l'abside rappelait les noms des deux pontifes :
Pelagivs coepit, complevit papa lohannes Unvm opvs amborvm par micat et praemivm (^).
Il y avait encore d'autres inscriptions {^); et les suivantes (*):
Hic prior antistes vestigia parva reliquit Supplevit coeptum Papa Joannes opus