ST-ANGE-IN-PESCHERIA
des bibliothèques grecque et latine; une inscription du Colomb aire de la Vigna Godini parle d'un employé de ces bibliothèques (^). Un incendie détruisit en partie le portique (180); Septime-Sévère le restaura, comme l'indique l'inscription qu'on peut lire encore sur le « propyleum ». Le nom de S. Maria in Porticu semble rappeler le souvenir de ce portique; toutefois il n'en dérive pas proprement, mais plutôt du « porticus Gallae » (l'église de Ste-Galla), d'où provient la très ancienne image de la T. Ste Vierge qui est vénérée dans l'église de Gampitelli. Dans la cave d'une maison voisine de cette église il y a encore les soubassements du temple de Jupiter; de là provient la belle statue de Cornélie, mère des Gracques, que possède le Musée du Capitole. A côté de ce temple s'élevait un autre portique, celui de Philippe, beau-père d'Auguste; et le temple d' « Hercules musarum », construit par M. Fulvius Nobilior, dont l'inscription commémorative est au Gapitole. Un grand portique partait de là et faisait le tour du Ghamp-de-Mars ; on l'appela au moyen-âge « porticus maxima »j d'où le nom de St-Ambroise « de maxima » donné à l'église qui marque, dit-on, l'emplacement de la maison qu'habita le saint évêque de Milan.
L'église de St-Ange fut d'abord dédiée à S. Paul, puis à S. Michel. Une longue inscription, conservée dans l'église, nous donne le nom du fondateur, Théodote, oncle d'Hadrien P^ dont le nom et le portrait ont été retrouvés à S^ Maria Antiqua (^); elle semble bien indiquer une vraie fondation, et non une simple restauration, comme le pensait M. Armellini. Au XH^ siècle, l'église est mentionnée «juxta templum Jovis », plus tard «in foro piscium». Elle a sa forme actuelle depuis 1610. Le niveau fut alors exhaussé; on peut apercevoir l'ancien pavé par un trou ouvert près du sanctuaire. Sous le maître-autel sont déposés les corps des martyrs de la voie Tiburtine, Ste Symphorose, son mari S. Getulius et ses sept fils {^). 'Leut translation dut avoir lieu, non sous Etienne HI, comme on l'a dit, triais après le VUI^ siècle, car l'inscription de Theodotus, qui est un catalogue des