I. Liv. I, c. 2 ; ^ Liv. II, c
470 ÉLÉMENTS DARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
tum S. Agnetis secujido )>. Quelques auteurs ont pensé qu'elle rappelait le jour de la naissance de Ste Agnès, parce qu'on trouve dans certains martyrologes l'indication: « De nativitate ». Selon d'autres, elle correspondrait à l'apparition de Ste Agnès à ses parents. Plus probablement c'est seulement l'octave de sa fête, célébrée avec beaucoup de solennité à cause de la dévotion que l'on avait pour Agnès.
Ce que nous savons de l'histoire de cette martyre a été exposé assez longuement à propos du cimetière de la voie Nomentane 0) et de l'église de la place Navone [^). Quant à la date du martyre il n'y a rien de sûr; il appartient probablement au II le siècle ou au temps de Septime sévère ou à celui de Valérien.
Le cimetière de Ste-Agnès existait avant la déposition de la jeune martyre; mais à partir de ce moment il fut en grande vénération. Il comprend trois étages. On peut y distinguer aussi trois régions: l*' le noyau primitif, à gauche de la basilique, antérieur au III^ siècle; 2» une région du Ille siècle, assez petite qui s'étend entre la basilique, la voie Nomentane et Ste-Constance; 3» deux groupes de galeries, dont l'un traverse la voie Nomentane, et l'autre met en relation Ste-Agnès et Ste-Constance: ces deux groupes sont du IVe siècle. Un arénaire s'étend à l'extrémité du cimetière; il est possible qu'il communique ou qu'à une époque il ait communiqué avec le « coemeterium ma jus » que de Rossi appelait cimetière Ostrien (coemeterium majus sanctae Agnetis).
C'est dans la seconde région ou au moins entre les deux noyaux primitifs que devait être située la crypte de Ste-Agnès. Nous ne savons pas quelle fut la forme du tombeau, rien ne permet de la déterminer. Le Musée de Naples possède une inscription venant de Rome, mais on ignore de quel endroit;, dans laquelle M. Armellini a pensé de reconnaître l'inscription primitive du « loculus » de Ste-Agnès. Elle faisait partie du Musée Rorgia, acquis par le roi de Naples. Le