‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 384 sur 400 · IN PAGE · texte numérisé non relu

IN PAGE

(An. 341- >

I. Je l'ai récemment retrouvée et publiée dans le Nuovo IntHeit., 1900, p. 127-14K

En sortant de la basilique, il faut remarquer dans le vestibule quatre monuments provenant de l'ancien cimetière en plein air: deux sont surmontés de petits toits, « teglata », et ont la forme de tabernacles ; un autre est décoré de scènes de vendanges dans le style classique; enfin sur le dernier, qui n'est qu'ébauché, sont représentées des scènes bibliques, la résurrection de Lazare, l'hémorrhoïsse, la multiplication des pains, le portement de croix, le sacrifice d'Abraham, etc. Les peintures de ce portique sont de l'époque de la restauration d'Honorius III (1218), à l'exception des tableaux de gauche, qui sont du XVI P siècle. Les fresques du moyen-âge retracent divers épisodes de l'histoire de S. Etienne, de S. Laurent et du pape Honorius III. Ce dernier est représenté donnant la communion à Pierre de Courtenay qui fut couronné ici empereur de Constantinople avec son épouse Jolande, en 1217. Il y en a quatre, à droite, en entrant dans le portique, qui ont quelque chose de singulier. On y voit un moine en conversation avec une troupe de démons, un empereur mort, étendu sur son lit et entouré de moines, deux anges qui lisent ses bonnes et ses mauvaises actions, ses œuvres bonnes et mauvaises placées sur une balance. Ces sujets ont été empruntés à une curieuse légende qui figure dans les écrits de S. Antonin; ils représentent la mort de Fempereur Henri II et l'intercession de S. Laurent en sa faveur (}).

Autour de la basilique il y eut jadis un cimetière en plein air et de petits oratoires, dont nous parlent le Liber pontificalis et les Itinéraires. Lors des travaux exécutés sous Pie IX, on trouva de nombreux fragments de sarcophages et d'inscriptions, dont plusieurs ont été fixés aux murs de la basilique constantinienne, d'autres portés au musée de Latran ou au Capitole. Dans le tombeau d'un personnage important, probablement d'un évêque. Pie IX a recueilli lui-même une croix d'or sur laquelle est gravée cette inscription: CRVX EST VITA MIHI MORS INIMICE TIBI. Elle est maintenant au musée chrétien de la bibliothèque Vaticane (-).

Page 1