ÉGLISE DE ST-URBAIN
temporains et dont les corps avaient du être transportés là d'un autre tombeau plus ancien. D'après ces indices on peut dire plutôt avec une grande probabilité que ce monuinent était le magnum altare où reposaient au VII^ siècle d'après les Itinéraires les corps des deux frères martyrs Marc et Marcellien.
Dans ces environs devait être la basilique sépulcrale du pape Damase, mais on ne l'a pas encore retrouvée. J'ai démontré être tout à fait inadmissible l'identification qu'on avait voulu faire de la basilique de Damase avec une chapelle souterraine déblayée en 1903 sous le monastère des Trappistes.
Sur cette importante question qui est encore de grande actualité, on peut consulter mes articles dans le Nuovo Bullettino (1905, p. 207 et suiv. et aussi 1908, pag. 157 et suiv.).
6. Basilique de Ste Pétronille et des SS. Nérée et Achillée sur la voie Ardéatine.
Elle fut bâtie sur le tombeau de ces martyrs entre l'an 390 et l'an 395 sous le pontificat de Sirice, et retrouvée en 1874. (V. Itin. des catac.)
Outre ces édifices il y en avait une foule d'autres qui ont disparu ou dont on voit à peine quelques traces. Dans le haut moyen-âge on transforma aussi en églises en honneur des martyrs locaux quelques monuments païen de la campagne romaine; et je donnerai comme échantillon de ce genre de monuments la petite église de S. Urbain de la Caffarella », bâtie dans un monument païen à une petite distance du cimetière de Prétextât sur la voie x\ppienne. Ce monument en effet peut être considéré comme le plus considérable de ceux qui sont encore conservés.
§ V. Église de St-Urbain.
L'histoire de l'église dédiée à S. Urbain, martyr, est intimement liée au temple et aux autres ruines que l'on voit à la Caffarella, près de la voie Appienne et du Cirque de Maxence. Ces monuments ont reçu des archéologues divers
500 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
noms. Certaines inscriptions grecques découvertes vers 1770 ont permis de les identifier : ce sont les inscriptions appelées « triopéennes », qui sont conservées au Musée de Naples et dont la Bibliothèque du Vatican possède un fac-similé.
Ces inscriptions parlent du célèbre Hérode Atticus, qui fut précepteur des fils de Marc-Aurèle et qui dans une grande villa dont il était propriétaire érigea un splendide monument à la mémoire de sa première femme Annia Re-