XII INTRODUCTION
Les renseignements les plus riches et les plus exacts nous sont fournis par Varron, dont le De lingua latina forme comme un dictionnaire, où les mots sont accompagnés d'explications philologiques, historiques et topographiques ; — Tite-Live, dans son Histoire romaine ; — Denys d'Halicarnasse, dans ses Antiquités romaines; — Tacite, qui nous donne dans ses Annales d'utiles indications sur l'enceinte primitive de Romfe ; — Ovide, dont les Fastes constituent 'une sorte de calendrier romain, et à l'occasion des fêtes décrivent les temples où elles se célébraient ; — Pline, qui, à propos des métaux, parle dans son Histoire naturelle des anciens artistes et de leurs œuvres; — Vitruve, auteur d'un traité sur V architecture ; — Frontin, surveillant des aqueducs sous Trajan, qui a laissé un important ouvrage De aquis et aquaeductibus urbis Roinae ; — Suétone, dans ses biographies des douze Césars ; — les écrivains de VHistoria augusta, etc.
Après les auteurs classiques, nous avons plusieurs documents de différentes époques.
C'est d'abord le célèbre catalogue des régions. Il a certainement existé de bonne heure un catalogue officiel, réédité au IVe siècle. Des savants du XV^ siècle en ont donné, sous les noms arbitraires de Sextus Rufus et Publius Victor, un texte falsifié, qui a trompé Nibby et d'autres. Le vrai texte, que Sarti a eu le mérite de rétablir, nous a été conservé dans deux compilations : le Curiosum urbis Romae, et le De regiojiibus urbis Romae (^). Toutes les deux appartiennent au IV^ siècle, car elles mentionnent des édifices qui n'existaient pas avant Constantin ; la première est peut-être un peu antérieure à la seconde. Elles énumèrent, pour chaque région désignée par son nom du IV^ siècle, les principaux monuments, puis récapitulent le nombre des quartiers, des palais (« domus »), des maisons (« insulae »), des « magistri vicorum », etc., et indiquent finalement l'étendue de la région. Je reproduirai intégralement le « Curiosum » en parlant des quatorze régions d'Auguste.