Duchesne, Op. cit., p. III
Et voici les faits que nous y recueillons.
C'est le baptême qui, à proprement parler, fait le chrétien. Le converti admis à s'y préparer comme catéchumène a déjà cependant rang dans la société chrétienne ; plusieurs ne sortent de ce degré inférieur qu'après de longues années. Audessus des catéchumènes, il y a la classe des « élus » ou « compétents ». Ceux-là consacrent le carême à s'instruire plus parfaitement des vérités de la foi et des obligations qu'elle impose. La veille de Pâques et les jours qui suivent, puis la Pentecôte (\), sont réservés pour la collation solennelle du baptême. La cérémonie comprend quatre parties : le néophyte déclare renoncer à Satan, à ses pompes et à ses anges (^) ; ensuite il descend dans la piscine de manière à y plonger au moins la partie inférieure du corps, tandis que le prêtre lui verse de l'eau sur la tête, en invoquant le nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (^) ; une onction et l'imposition des mains appellent en lui l'Esprit-Saint (*) ; enfin il reçoit la nourriture eucharistique et un breuvage de lait et de miel (^). Il est alors devenu « fidèle » ; comme signe de sa nouvelle conditioni il se revêt d'une robe blanche qu'il portera jusqu'au dimanche dans l'octave de Pâques, appelé pour ce motif « dominica in albis depositis » {^). On voit encore dans les catacombes quelques-uns des baptistères qui ont servi à cet usage ('). De droit, l'évêque présidait la cérémonie, assisté par les prêtres et les diacres. Il va de soi qu'en cas de nécessité tioute personne, et sans distinction de jours, conférait le baptême privé (^).
Un autre acte solennel de la liturgie était le sacrifice de la