I. Duchesne, op. cit., p. 370 sq
yS ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
effet qu'en d'autres cas le pape s'est absolument dispensé de solliciter l'autorisation impériale.
Les rapprochements intéressants gue fait Mgr Wilpert entre divers monuments classiques et chrétiens rendent certainement son opinion très plausible. l\ lui manque, pour s'imposer, de pouvoir présenter précisément des monuments de l'époque à laquelle se serait opérée la transformation, c'està-dire du IV^ et du V^ siècle.
Enfin un mot sur la mitre et la tiare. La mitre n'apparaît guère sur les monuments avant le XI^ siècle ; il est difficile de dire à quel genre de coiffure elle doit son origine. La tiare semble se rattacher au « camelaucum », coiffure basse et de forme ronde, que le P. Grisar (i) compare à celle des doges de Venise. Elle fut en usage dès le VIP siècle. Elle a subi, depuis, plusieurs modifications, dont la principale est la double couronne qui au XIV^ siècle a été ajoutée à la couronne primitive, et qui complète la signification symbolique de cet insigne réservé au pape (^).
J'arrête ici l'exposé des notions générales qu'il était nécessaire de donner avant de commencer la description détaillée des basiliques, l\ demanderait plus de développements ; on pourra les trouver dans les ouvrages auxquels je renvoie. Tel qu'il est, il permettra de se rendre mieux compte des basiliques, de leur décoration et de leur mobilier liturgique.