‹ Éléments d'archéology chrétienne (volume 2)Chapitre 96 sur 400 · CHAIRE PONTIFICALE · texte numérisé non relu

CHAIRE PONTIFICALE

souvenir naquit l'usage de réserver au pape seul l'autel principal des basiliques majeures. Au fond de l'abside était placé le trône papal, dont les fragments se voient encore dans le

I. Cf. Bartolini, Sopra fantichissimo altare di legno rinchiuso nelValtare papale, etc., Roma, 1852.

LA BASILIQUE

cloître ; il portait l'inscription suivante en vers léonins :

Ilaec est papalis sedes et pontificalis Praesidet et Chrisii dejure vicarius isti Et quia jure datur sedes romana vocatur Nec débet vere nisi solus papa sedere Et quia sublimis alii subduntur in imi?.

Dès le V^ siècle, il y eut autour de la basilique des oratoires latéraux; au VP, ils lui furent réunis, quoique cela ne se pratiquât pas encore pour les autres églises. Ils étaient au nombre de sept et correspondaient aux sept diaconies. Suivant le Liber pontificalis, on venait y déposer les offrandes (^) ; et Jean Diacre note qu'on les ornait pour le Samedi-Saint (^). On les visitait beaucoup pendant le moyen-âge.

Des indulgences étaient attachées à chaque autel. De là vient l'usage des sept autels dans diverses églises de Rome et d'ailleurs.

Jusqu'à la fin du moyen-âge la basilique conserva son caractère primitif. Au XVI P siècle, par ordre d'Innocent X, le célèbre architecte Borromini transforma l'intérieur et lui donna son aspect actuel, aussi disgracieux que contraire à la tradition archéologique. Les modifications faites à la façade par Galilei, sous le pontificat de Clément XII

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