Ocf. Aug., c. XXXVII
INTRODUCTION. I9
à droite et à gauche de la voie, sur la limite des propriétés. Leurs ruines aident à reconnaître la direction des anciennes voies, même quand elles sont en partie détruites, celle par exemple de la voie Latine. Le même usage existait pour les voies secordaires (« divertîcula ») qui reliaient les grandes routes. Les tombeaux chrétiens ont été construits souvent près des tombeaux païens, petits d'abord comme ceux-ci, puis hypogées très étendus, surtout au III^ et au IV^ siècle, époque du grand développement de ces souterrains (^).
Trois documents nous permettent de fixer la topographie, la direction, le nom, les stations postales des voies romaines : l'Itinéraire d'Antonin, dont nous n'avons qu'une copie faite au IVe siècle sur un document du 11^; — l'Itinéraire deBordeaux, œuvre d'un pèlerin qui, à l'époque de Constantin, se rendit à Rome,puis à Jérusalem; — enfin la carte de Peutinger, aujourd'hui à la Bibliothèque de Vienne ; l'exemplaire actuel est du moyen âge, mais elle remonte au I V^ siècle. Si les indications des stations ne nous sont d'aucune utilité dans la présente étude, nous devons au contraire relever avec soin les noms des voies qui sortaient de la ville de Rome, dans l'enceinte de Servius Tullius d'abord, puis dans celle d'Aurélien. Les voies sur lesquelles nous trouvons des catacombes sont, en allant du nord au sud par l'ouest : les voies Cornelia. Aurélîenne, de Porto, d'Ostie, Ardéatine, Appienne, Latine, Labicane, Tiburtine, Nomentane, Salaria (ancienne et nouvelle) et Flaminienne,
Nous les parcourrons successivement, afin d*en étudier les catacombes dans leur ordre topographique et de fournir ainsi au visiteur un véritable Itinéraire. Nous commencerons notre tour au Vatican : ne convient-il pas de partir du plus important sanctuaire cîmitérial, le tombeau de S. Pierre?
T. Sur la légalité des cimetières chrétiens primitifs, cf. Noticns générales, p.iijsq.
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